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Un article de recherche rédigé par des universitaires italiens montre que les villes et pays européens qui étaient tolérants envers les Juifs pendant la Renaissance ont tiré des bénéfices de leur positionnement jusqu’à ce jour.

Les travaux, menés par l’économiste Luigi Pascali, de l’Université de Warwick et de l’Université Pompeu Fabra à Barcelone, ont été publiés dans le prestigieux Review of Economics and Statistics journal. M. Pascali affirme que les Juifs, qui travaillaient dans les professions financières qui n’étaient pas ouverts aux chrétiens à cette époque, ou comme usuriers, ont joué un rôle dans le développement des systèmes bancaires et de prêts dans les villes où ils ont vécu. Les zones comme l’Espagne, dont les Juifs ont été expulsés au Moyen Age, souffrent encore aujourd’hui de problèmes économiques, écrit le chercheur.

A titre d’exemple, Pascali cite son propre pays, l’Italie. Les Juifs ont été expulsés en 1503 de la partie sud de l’Italie, une région qui est traditionnellement financièrement déprimée. Dans le nord du pays, où les Juifs étaient autorisés à rester, le secteur bancaire a prospéré et a bénéficié à l’ensemble de la population.

« Je soutiens que les villes et les pays où la communauté juive locale, en 1500, a impulsé un développement précoce du secteur bancaire, ont plus de banques aujourd’hui et, de ce fait, sont plus développées aujourd’hui », a déclaré M. Pascali au Daily Mail.

« Le développement du secteur bancaire a un grand impact local et causal sur le développement économique. En particulier, en utilisant des données microéconomiques, je montre qu’une densité plus élevée de banques augmente la productivité globale dans le secteur manufacturier, en réaffectant les ressources vers les entreprises les plus productives. »

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