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J4 | Auditorium Germaine Tillion – Dimanche 19 Mars 2017 à 11h

DURÉE : 1h05

PAYS : Israël/France

ANNÉE DE RÉALISATION : 1994

ARTISTE(S) ET COLLABORATEUR(S) : D’Eyal Sivan

Inspiré du « syndrome Jérusalem », syndrome psychiatrique répertorié au XIXe siècle qui atteint parfois les pèlerins et les touristes en visite dans la ville sainte, ce film iconoclaste, entre fiction et documentaire, explore cette cité sur-sacralisée. Enjeu politique pour ses habitants, véritable mythe pour ses visiteurs, Jérusalem reste l’objet d’un culte proche du fétichisme. Dans ce film, la caméra d’Eyal Sivan parcourt la ville dans sa vie quotidienne. Parallèlement, un garçon qui erre dans les rues rencontre un soir une prostituée aux seins dorés. Le garçon comme la caméra seront victimes de cette Jérusalem à la violente féminité.

Né à Haïfa en 1964, Eyal Sivan vit entre la France et Israël depuis 1985. Célèbre pour son œuvre controversée, il a réalisé plus d’une dizaine de documentaires ayant remporté plusieurs prix à l’international ; et en a produit bien d’autres. Il a fondé à Paris la société momento ! qui édite et distribue des films documentaires politiques. Il a créé la revue South Cinema Notebooks, dont il est le rédacteur en chef. Eyal Sivan est membre d’honneur de l’Université d’Exeter (GB) et enseigne à la Netherlands Film Academy d’Amsterdam. Il a notamment réalisé Aqabat-Jaber, vie de passage (1987), He Will Overcome (1993), Un spécialiste, portrait d’un criminel moderne (1999), Route 181, le fragment d’un voyage en Palestine-Israël (avec Michel Khleifi, 2003), I Love You All (2004), Jaffa, la mécanique de l’orange (2009) et Common State, Potential Conversation (2012).

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