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Nidhi Chaphekar, une hôtesse de l’air indienne blessée à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem lors des attentats du 22 mars 2016 et dont la photo a fait le tour du monde, a été reçue lundi au Palais royal par les souverains belges. Le visage ensanglanté, l’uniforme jaune vif déchiré, le ventre nu et le corps recouvert de cendres : l’image de Nidhi Chaphekar, reprise à la Une de nombreux journaux, est devenue l’un des symboles les plus émouvants des attaques qui ont frappé l’aéroport et le métro de Bruxelles il y a un an, faisant 32 morts et plus de 320 blessés.

La photo de Nidhi Chaphekar, le 22 mars à l’aéroport de Zaventem, a fait le tour du monde. Crédit : KETEVAN KARDAVA / GEORGIAN PUBLIC BROADCASTER / AFP

Déjà reçue par les souverains belges. Le couple royal avait déjà rendu visite à Nidhi Chaphekar en avril 2016 lorsqu’elle se trouvait à l’hôpital de Charleroi dans un coma artificiel, a indiqué le Palais dans un communiqué. « Un an après les attentats, elle est à nouveau en Belgique et est reçue par les souverains à cette occasion », selon le communiqué. Nidhi Chaphekar, vêtue d’un sari traditionnel, était accompagnée au Palais de Bruxelles par son mari. L’entretien s’est déroulé « en toute intimité », a précisé l’agence Belga. Âgée de 42 ans au moment des attentats, l’hôtesse de Jet Airways avait été touchée par une des explosions qui ont retenti dans le hall de l’aéroport alors qu’elle s’apprêtait à embarquer avec ses collègues pour les États-Unis. 

22 jours de coma et huit opérations. Grièvement brûlée, cette mère de deux enfants a d’abord été soignée en Belgique avant de retourner en Inde. Passant 22 jours dans le coma, elle a subi au total « plus de huit opérations« , selon l’agence de presse belge. Cette photo de Nidhi Chaphekar, assise sur une des chaises de l’aéroport, a été relayée des milliers de fois. Dans une interview accordée à CNN en août, elle expliquait que c’est grâce à ce cliché « qui était partout » que son mari avait appris qu’elle était encore en vie. Des voix – en particulier celles de femmes – s’étaient alors élevées dans le monde pour questionner la déontologie d’un tel cliché qui présentait la victime dans la vérité crue de sa chair blessée. 

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