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Marine Le PEN
Chaque semaine a ses polémiques qui tournent autour de l’élection présidentielle, dont certaines touchent directement notre communauté et dont nous nous passerions bien, car un grand nombre d’entre nous seraient bien contents qu’on nous fiche la paix dans tous les sens du terme.

Par exemple cette dernière controverse mettant en scène Marine Le PEN à propos de « qui était la France » au moment de Vichy ?

Vu de mon poste d’observation de Radio J, je suis certain à 99 % que la fille de son père avait fait venir cette question par le journaliste afin de pouvoir nous faire avaler une réponse qui aurait dû les dédouaner, elle et son parti, de ce qui colle encore à la peau de son père et du FN.


Il aura fallu attendre le Président Jacques Chirac pour que d’une manière claire et nette, une fois pour toute, soit bien défini par qui a été commis l’irréparable : par le gouvernement de la France d’alors qui était bien le gouvernement de Vichy. Gouvernement soutenu à l’époque par des millions de français ne l’oublions jamais comme nous n’oublions pas les justes parmi les nations qui sauvèrent des milliers de juifs et les héros résistants et combattants qui libérèrent le pays.

Oui, rappelons-le, il aura fallu attendre le Président Jacques Chirac pour que d’une manière claire et nette, une fois pour toute, soit bien défini par qui a été commis l’irréparable : par le gouvernement de la France d’alors qui était bien le gouvernement de Vichy. Gouvernement soutenu à l’époque par des millions de français ne l’oublions jamais comme nous n’oublions pas les justes parmi les nations qui sauvèrent des milliers de juifs et les héros résistants et combattants qui libérèrent le pays.

Moi, ma question qui m’est toute personnelle, mais qui probablement se pose à beaucoup d’autres, après l’avoir écoutée dans ses déclarations de campagne électorale, est la suivante : que fera de moi Marine Le PEN.

Je m’explique et m’interroge car je cherche à comprendre.


Pour emmener ma mère accoucher à l’hôpital, sans téléphone et les juifs devant de plus respecter « leur couvre-feu », il fallut que la concierge de l’immeuble coure au commissariat d’arrondissement afin de faire venir le véhicule de police-secours.
Première question : à l’instant de ma naissance qu’étais-je ? Français selon le droit du sol ? Peu importe, car quelques semaines plus tard Vichy, de toutes façons, par ses lois enlevait aux juifs la nationalité ainsi obtenue. J’étais probablement devenu apatride 

Je suis né à Paris en pleine seconde guerre mondiale. Pour emmener ma mère accoucher à l’hôpital, sans téléphone et les juifs devant de plus respecter « leur couvre-feu », il fallut que la concierge de l’immeuble coure au commissariat d’arrondissement afin de faire venir le véhicule de police-secours.

Première question : à l’instant de ma naissance qu’étais-je ? Français selon le droit du sol ? Peu importe, car quelques semaines plus tard Vichy, de toutes façons, par ses lois enlevait aux juifs la nationalité ainsi obtenue. J’étais probablement devenu apatride à moins que je ne fus polonais puisque né de parents polonais.

Un seul hic : c’était en France et la Pologne l’a-t-elle su ? Donc suis-je polonais ou pas ?

Ne me cachant pas, et surtout persuadé d’être redevenu français après la guerre, toujours par cette sacrée loi du sol mais aussi par l’annulation des lois antisémites de Vichy, à 18 ans l’Etat français me retrouve sans grande difficulté, m’offre sa citoyenneté en échange d’un service militaire qui m’occupera 3 belles années de ma jeunesse.

Avec bonheur je croyais cette affaire de nationalité terminée. Eh bien non car c’est ici qu’intervient Mme Le PEN.


A 18 ans l’Etat français me retrouve sans grande difficulté, m’offre sa citoyenneté en échange d’un service militaire qui m’occupera 3 belles années de ma jeunesse. Avec bonheur je croyais cette affaire de nationalité terminée. Eh bien non car c’est ici qu’intervient Mme Le PEN. Double-national franco-israélien en titre ou souhaitant le devenir, vous devrez choisir car vous ne pourrez plus le rester ou le devenir avec Mme Le PEN.

Là aussi, dans un interview aux questions probablement préparées de concert et non pas posées par surprise, nous apprenons que Mme Le PEN est contre la double-nationalité hors Europe, et quel est le pays à bannir, pris en exemple avec une photo de la couverture du passeport affichée derrière la candidate, je vous le donne en mille : Israël.

Ce n’est pas la Russie ou les Etats-Unis d’Amérique. C’est donc bien clair. Oui vous comprenez-bien, double-national franco-israélien en titre ou souhaitant le devenir, vous devrez choisir car vous ne pourrez plus le rester ou le devenir avec Mme Le PEN. Je perds donc là l’occasion d’avoir peut-être ma 3ème nationalité à laquelle je suis très intéressé aussi.

Alors auditeurs de Radio J, aidez-moi, aidez-vous, surtout ne votez pas Marine Le PEN le 23 avril !

L’image contient peut-être : 1 personneEDITORIAL sur RADIO J de Serge HAJDENBERG,
Président Radio J, du VENDREDI 14 avril 2017-18 NISSAN 5777

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