La source de cet article se trouve sur ce site

Infographie sur le TATP – AFP

Le TATP, la substance découverte mardi à Marseille dans l’appartement des deux suspects arrêtés pour un projet imminent d’attentat, est une poudre blanche au redoutable pouvoir détonant devenue, parce qu’elle se fabrique avec des ingrédients du commerce, l’explosif de prédilection des djihadistes.

Cette substance était d’ailleurs celle utilisée dans la fabrication des gilets des kamikazes du 13 novembre. Découvert à la fin du XIXe siècle, le peroxyde d’acétone (en anglais TATP : triacetone triperoxide) est un explosif artisanal obtenu en mélangeant, dans des proportions précises, de l’acétone, de l’eau oxygénée et un acide (sulfurique, chlorhydrique ou nitrique), produits que l’on achète sans problème en droguerie ou magasin de bricolage.

>> A lire aussi. Attentat déjoué à Marseille: Deux semaines de traque sous haute tension

Pour lutter contre sa fabrication, la Commission européenne a adopté en janvier 2013 un règlement encadrant « la commercialisation et l’utilisation des précurseurs d’explosifs », prévoyant ainsi de « restreindre et de contrôler l’accès à plusieurs produits chimiques dangereux », rapporte le Canard enchaîné.

La France toujours pas dans le rang

Tous les pays l’ont intégré dans leur législation. Tous, sauf trois : Chypre, la Roumanie et la France. Les mauvais élèves ont donc été sommés de revoir leur législation, souligne le palmipède. Mais début mars, Paris n’était toujours pas rentré dans le rang. Bruxelles menace donc aujourd’hui la France de la poursuivre devant la Cour européenne si elle ne prend aucune mesure d’ici deux mois.

Du côté du ministère de l’Intérieur, contacté par le Canard enchaîné, on explique que le dossier a pris du retard. Pas moins de deux ans et demi ont en effet été nécessaires pour qu’un projet de décret prévoyant un registre recensant les achats de produits suspects ne soit pondu. Ce même dossier qui s’est vu retoqué par le conseil d’Etat, car il ne prévoyait que des fichiers « papier » et non informatiques.

Mots-clés :

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here