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Le 3 mai, le président de l’Autorité palestinienne fera son entrée dans le bureau ovale de la Maison Blanche. Il saura enfin de quel bois se chauffe Donald Trump et inversement. Mais à ce niveau, les rencontres se coordonnent et se préparent en amont. Les conseillers de Mahmoud Abbas viennent à peine de revenir de Washington et se sont déjà épanchés dans la presse arabe.

Le journal « Al-Qods » a rapporté hier  que l’administration Trump demandera aux Palestiniens  un retour à la table des négociations sans conditions préalables, l’abandon de l’exigence du gel total de la construction juive en Judée-Samarie et l’implication de pays arabes « modérés » dans le processus.

Ces demandes américaines étaient prévisibles, Donald Trump avait déjà laissé entrevoir ses positions sur le sujet, mais il semble vouloir aller plus loin. Pour la première fois, les Etats-Unis demanderont officiellement à leur interlocuteur palestinien de cesser le versement des salaires compensatoires aux familles de terroristes emprisonnés en Israël ou abattus alors qu’ils perpétraient un attentat. Le chef des négociateurs américains Jared Kushner, et l’émissaire spécial au Proche-Orient Jason Greenblatt réclameront également l’arrêt des transferts de fonds vers la Bande de Gaza, tant que cette dernière sera sous la coupe du Hamas.

Même si officiellement, les caméras de la presse internationale ne devraient enregistrer que des sourires et des poignées de mains chaleureuses entre Trump et Abbas, le quotidien « Al Hayat » paraissant à Londres, prévoit que l’entretien entre les deux hommes sera difficile. Si à Jérusalem, on se félicite des nouvelles positions américaines, il serait bien prématuré de se réjouir outre mesure, car il y aura forcément un prix à payer contre les largesses de l’actuelle administration.

Déjà, les Américains ont fait savoir que le transfert de l’ambassade US de Tel-Aviv à Jérusalem, n’était plus une priorité…

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