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Pourquoi donc s’étonner des tenues vestimentaires, des coutumes, des traditions, des façons de faire pour rendre la femme pudique, autant de marques spécifiques à l’Israël ?

Seulement, un phénomène vestimentaire est apparu il y a une dizaine d’années dans certaines communautés « Haredim » (les « craignant-Dieu »), qui souhaitaient appliquer de manière plus que stricte, les règles de pudeur (« tsniout », en hébreu) du Talmud et par le fait « hâter la venue du Messie » et se sont mis à porter un voile intégrale, à la manières des islamistes, que certains ont taxé de “Froumka”, union des mots froum (religieux en Yddish) et burka. D’ailleurs, pour éviter la confusion avec les musulmanes, les femmes qui s’imposent cette tenue l’ornent parfois d’une étoile de David.

Beaucoup d’israéliens se frottent les yeux pour croire en la réalité du spectacle qui s’offre à eux, également au sein de la communauté des Haredim. Le gouvernement israélien finance même des recherches afin de répondre à la question de l’authenticité de telles coutumes dans le judaïsme. Comment reconnaît-on la femme sous cette “frumka” ? Justement, on ne la reconnaît pas ! Et c’est bien là le problème !

Basé à Jérusalem, le mouvement Keter Malkhout (« Couronne royale ») revendique près de 10 000 membres à travers Israël, un chiffre contestable et largement contesté par les autorités religieuses qui n’en comptent que quelques centaines dans tout le pays et qui rejettent fermement cette pratique. Cette obsession névrotique de chasteté est tout de même très minoritaire dans le monde juif orthodoxe.

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