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L’attaque à la bombe contre un convoi de personnes évacuées en Syrie aurait été commise par l’ancien Front Al Nosra selon le président Bachar al Assad.

Le président Bachar al Assad rend responsable l’ancien Front Al Nosra de l’attaque à la bombe contre un convoi de personnes évacuées de deux villages chiites qui a fait 126 morts. L’attentat, samedi dernier près d’Alep, n’a pas été revendiqué.

« C’est le Front al-Nosra (ancien nom du Front Fateh al-Cham, ndlr). Ils ne se cachent pas et je pense que c’est al-Nosra », a déclaré Bachar al-Assad lors d’une interview diffusée par l’agence russe Ria Novosti.

La chaîne de télévision libanaise pro-syrienne Al Mayadeen cite ce vendredi les propos du chef de l’État syrien. Ancienne branche syrienne d’Al Qaïda avec lequel il a formellement pris ses distances l’an dernier, l’ex-Al Nosra appartient depuis le mois de janvier à une alliance islamiste qui s’appelle Tahrir al Cham.

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a affirmé que les auteurs de l’attentat étaient déguisés en humanitaires.

Négociations pour des livraisons d’armes

Le président syrien a également démenti toute utilisation de gaz sarin lors de l’attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun, tout en affirmant être sûr « à 100 % » que les rebelles ont reçu des armes chimiques depuis la Turquie.« Le seul chemin pour les terroristes pour recevoir de l’argent, des armes, n’importe quel matériel, de nouvelles recrues ou de telles substances passe par la Turquie », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, selon Bachar al-Assad, des négociations sont en cours pour de nouvelles livraisons d’armes russes à l’armée syrienne, notamment des systèmes de défense anti-aérienne, Damas ayant perdu selon lui « plus de 50 % » de ses équipements en la matière.

Le président syrien a en outre minimisé le nombre de victimes en six ans de conflit, estimées à 320 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

« Nous ne pouvons parler que de données officielles. Il s’agit de dizaines de milliers (de morts), et non de centaines de milliers comme l’écrivent les médias », a-t-il assuré, disant retirer de son décompte les disparus et les victimes étrangères.

Les chiffres donnés par les médias occidentaux « sont donnés pour gonfler le total, pour montrer à quel point la situation est horrible et l’utiliser comme prétexte humanitaire pour envahir la Syrie », a-t-il ajouté.

Reprise des évacuations

Par ailleurs, les évacuations de civils et de combattants de quatre localités assiégées, dans le cadre d’un accord d’échange entre les parties prenantes du conflit syrien, ont repris vendredi après une suspension de 48 heures, ont rapporté les médias du régime de Damas et l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Plus de 35 autocars transportant des civils et des miliciens pro-régime, partis des villes d’Al Foua et de Kefraïa situés dans la province d’Idlib, sont arrivés dans la ville d’Alep, qui est sous le contrôle du gouvernement, a indiqué l’OSDH. En contrepartie, dix autocars transportant des rebelles et leurs proches, partis de Zabadani, ont quitté un point de transit pour pénétrer dans un territoire sous le contrôle des insurgés, a rapporté la chaîne de télévision syrienne Ikhbariyah.

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