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Heurts, pétards, cocktails Molotov, caddie en feu et de nombreux blessés, tels sont les mots qui pourraient au mieux caractériser la manifestation qui se déroule ce 1er mai à Paris sous le slogan « Ni Le Pen, Ni Macron ». Une journaliste de Sputnik, présente sur place, décrit les évènements.

Traditionnelle journée de manifestations pour les syndicats, ce 1er mai prend une autre envergure à l’approche du second tour de la présidentielle. Aux appels sur les réseaux sociaux à « se mobiliser contre le FN » s’ajoutent ceux qui manifestent sous le slogan « Ni Le Pen, ni Macron ». La manifestation syndicale du 1er mai a réuni quelque 80 000 personnes à Paris selon la CGT contre 30 000 selon la préfecture de police.

Malgré tous les efforts des forces de l’ordre, qui avaient pris des précautions pour éviter au maximum des affrontements en coupant le cortège en deux, la situation a vite dégénéré.

Les manifestants ont commencé leur marche en scandant « Ni Le Pen ni Macron, ni Patrie ni patron », certains appelaient à boycotter la présidentielle 2017.

Cependant, la tension est rapidement montée lors de la manifestation : des manifestants habillés en noir et masqués ont lancé de nombreux pétards et cocktails Molotov. Un caddie en feu a été poussé par des manifestants.

Puis comme la vidéo le montre, les manifestants ont commencé à lancer des pétards et des cocktails Molotov en direction de la police.

Les policiers ont formé une sorte de bouclier pour diviser les manifestants qui criaient des menaces et des injures. Un confrère journaliste a été blessé au genou. Pour calmer les manifestants, la police a eu recours au gaz lacrymogène.

Un canon à eau a été également transporté sur les lieux de la manifestation.

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Pour le moment, comme le relate la journaliste de Sputnik, il y a au moins trois policiers blessés selon le premier bilan.

Faisant état dans un premier temps de deux CRS blessés, la préfecture de police de Paris a ensuite précisé qu’ils étaient trois, « dont un sérieusement suite à des brûlures » causées par des « jets de cocktails Molotov ».

Dans le même temps, beaucoup de manifestants ont également été blessés. Par terre, on pouvait voir des vêtements en sang.

La situation reste très tendue sur place alors que de nombreux CRS prennent position place de la Bastille.

Pour assurer la sécurité, plus de 9 000 policiers, gendarmes et militaires de l’opération Sentinelle ont été appelés en renfort, selon les informations de la préfecture de police de Paris.

Marine Le Pen n’a pas tardé à commenter la situation et exprimer son soutien aux CRS blessés.

Des affrontements se sont poursuivis en direction de la place de la Nation, avec un large recours aux grenades lacrymogènes. Un scooter garé a été visé par un cocktail Molotov, il est en feu.

La situation reste très tendue, selon la journaliste de Sputnik, qui témoigne d’un nombre croissant de blessés par des projectiles.

Le nombre de projectiles et de cocktails Molotov lancés augmente constamment. De nombreux manifestants ont été interpellés par la police.

D’après la journaliste de Sputnik, cette manifestation est l’une des plus sauvages et violentes auxquelles elle a pu assister.

De nombreuses dégradations ont été causées par des manifestants furieux : vitrines et voitures cassées, immeubles endommagés.

Les manifestants ont brûlé de nombreuses affiches près d’un arrêt de bus qui a également pris feu.

Par ailleurs, l’agence Reuters relate que quelque 150 activistes ont été isolés et encadrés par les forces de l’ordre dans le secteur de la rue de Lyon, dans le XIIe arrondissement de Paris afin de neutraliser au maximum les manifestants. Bloqué à hauteur de Bastille, le défilé, dans lequel se trouvait notamment Jean-Luc Mélenchon, dirigeant de La France insoumise, a pu ensuite repartir.

Contrairement au précédent bilan parlant de trois CRS blessés, ils sont au moins quatre selon le ministre français de l’Intérieur Matthias Fekl, qui a appelé au « calme » alors que le défilé se poursuivait place de la Nation.

Dans le communiqué, M. Fekl a souligné la « parfaite maîtrise » et le « grand professionnalisme » des forces de l’ordre, qui ont permis « jusqu’à maintenant de contenir les troubles et de ramener le calme ».

Par ailleurs, le ministre a condamné « avec la plus grande fermeté » ces « violences intolérables » et appelé « au calme et à la responsabilité de tous ».

En outre, depuis le début de la manifestation, quatre personnes ont été interpellées (pour port d’arme prohibé, violences à agents de la force publique et dégradations), selon la préfecture de police de Paris, citée par l’AFP.

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