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Alors que la grève de la faim pour la Liberté et la Dignité des prisonniers politiques palestiniens entre dans son 31ème jour, et que leur état de santé devient critique, Israel vient de procéder à leur transfert dans 3 prisons qui disposent d’un hôpital pénitentiaire, mis en place au début le la grève de la faim.


Les 1300 prisonniers en grève de la faim, qui était dispersés sur des dizaines de prisons israéliennes, ont donc été concentrés dans les prisons de Beersheba au sud d’Israel, de Shatta, au Nord, et de Ramla au centre.

Ceci montre à quel point la santé des grévistes s’est détériorée, a déclaré le porte parole du comité des prisonniers, soulignant que leur perte de poids était de 20 kg en moyenne et qu’ils étaient affectés par de nombreux troubles graves, respiratoires et visuels notamment.

Ces transferts ne rassurent pas les prisonniers palestiniens, qui craignent que ces hôpitaux pénitentiaires, mal équipés, et dont le docteurs sont à la botte du gouvernement, soient surtout conçus pour les nourrir de force.

Les médecins israéliens dans les hôpitaux civils, ont jusqu’ici refusé de recourir à cette forme de torture dénoncée par l’ensemble de la communauté médicale internationale, dont ils ne souhaitent pas se couper définitivement.

Les prisonniers en grève de la faim, qui ont été emmenés dans ces « hôpitaux » de la prison où ils se trouvaient, ont fait savoir que tout ce qui leur avait été proposé, était de la nourriture placée en évidence devant eux, comme condition à toute prise en charge médicale. Pour eux, c’est un moyen de pression supplémentaires pour tenter de briser leur grève de la faim.

Ces prisonniers qui n’absorbent que de l’eau et du sel depuis le 17 avril dernier, et qui ont refusé les vitamines, réclament, rappelons-le, leurs droits les plus élémentaires tels que la fin du confinement solitaire et de la détention « administrative » (sans inculpation, sans procès et pour des durées illimitées), ainsi que l’accès à des visites familiales, des soins médicaux et la possibilité d’étudier en prison.

A Jéricho, ce mercredi, tous les professionnels de santé : médecins pharmaciens, dentistes, infirmiers, personnel des laboratoires médicaux et du Croissant Rouge Palestinien se sont réunis devant les bureaux de la Croix Rouge Internationale, pour adresser une lettre aux organisations internationale oeuvrant dans le domaine de la santé, pour leur demander de « sauver la vie des prisonniers palestiniens en grève de la faim ».


(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : Maan News Agency

CAPJPO-EuroPalestine

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