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Tel  Aviv –  « Comme à la maison », « Paris market », « Boucherie française », « Du pain et des amis » : ce sont  les nouvelles enseignes françaises dans la rue Bograshov qui part de King  George et arrive à la mer.
Bograshov beteinou ! ( notre  maison)

« Comme à la maison »,  le même texte est  écrit en français et également en hébreu. C’est un beau local et on y vend même un méga sandwich tunisien qui nécessite un très gros appétit. Il y a des plats du jour et surtout Il y a pour le Shabbat tous les plats traditionnels des « Tunes » : couscous, bkaïla et autres plats- minceur! Il faut commander et venir prendre. C’est 60 shekels (15 euros) le plat. Concernant ce vendredi, la responsable prévient  que le défilé de la Gay Pride risque de rendre difficile l’accès du quartier .
« Paris Market » : une épicerie traditionnelle « Tune ». Il y a tout : boukha, feuilles de brick, toutes les marques de thon à l’huile, les charcuteries que j’ai bien connues,  des fromages, biscuits, confitures, des produits français « bien de chez nous » etc. En fait, il y a  tous les produits que les Tunes fourrent dans leurs  valises pour les offrir à leur  famille ou leurs amis, nouveaux émigrants. On se croirait chez K Market ou chez Cash Cacher qui présenteraient leur « best of ». J’exagère ? Pas tant que ça !
La « Boucherie française » ,  magnifique, moderne, viande fraîche Cacher évidemment, des bouchers de métier dont l’un venu de la rue Jouffroy à  Paris. Les prix, pas donnés, sont ceux pratiqués par la concurrence : 150 shekels ( 38 euros) le kg de viande à ragoût ou à rôtir. Une seule question : combien de personnes continuent de cuisiner chez eux?  Il y a une telle offre de nourriture appétissante  à tous les prix tous les 50 mètres de chaque rue !
« Du pain et des amis » a ouvert il y a un an. Pain, brioches, croissants, pâtisseries, la patronne est venue de Paris après avoir décroché des certificats  d’aptitude professionnelle de boulangerie et pâtisserie. Ça se voit et ça se sent.

La rue Bograshov que j’ai connue Il y a plus de 20 ans était une artère sans grand intérêt avec des petits commerces cherchant à se créer une  petite clientèle et vivotant. Seul, un vieux café , « Café Léon » commençait grâce à son jeune directeur Zoar (olé hadach Moscovite) à attirer une nouvelle clientèle, celle des clubbers et des « gays », parce qu’ouvert 24h/24, argument de taille pour eux.

D’autres jeunes ont acheté l’autre café  qui végétait et l’ont rebaptisé Le X-ray. Il sera revendu quelques années après, finit par perdre sa clientèle in et il est aujourd’hui transformé en restaurant italien cacher, La Cucina .

Le prince de la rue, ce fut Marco qui, avec Céline, créa Moon le premier sushi-bar tournant d’Israël et de Tel-Aviv : véritable institution, excellent, toujours plein, il aimanta la rue. Le jeune Zoar passa rapidement du Café Léon au Moon et y transporta sa clientèle. Peu après, à la place du vieux café s’installa une pizzeria magique « Ha Pizza » , file d’attente à chaque service et qualité constante pour des pizzas  vendues à prix raisonnable.

Ce sont les jeunes Tunes qui ont fait de Bograshov le rendez vous des français. Après les bains de mer, quand le soleil disparaît, ils quittent la plage et descendent vers le centre en empruntant cette rue et ils prennent d’assaut cafés, gargotes, boutiques à shawarma, à falafels. L’offre s’est adaptée à leurs demandes, à leurs exigences ,à leur goût.

La rue Bograshov est devenue une rue chaude de la bouffe tune. Mais dans la Ville, Il y a des cafés qui changent d’enseigne. Rue Lillenblum ou juste à côté, est ouvert « Le Rendez vous » avec kemia et spécialités tunisiennes.

L’inégalable est à Natanya, ville arrachée de haute lutte aux ashkénazes par une marée de consommateurs Tunes. Sur la place principal , un café Le Scoop reçoit surtout le vendredi midi tous ceux qui viennent en véritable pèlerinage gustatif : salades, petites pizzas, fricassés, « minina »,  bricks aux pommes de terre, bricks à l’œuf, rougets frits, thon à l’huile, « testira »…  les petites assiettes couvrent toute la table et même se superposent! Il y a tout mais personne n’est arrivé au bout : avec une boisson 80 shekels par personne ( 20 euros) .

La cuisine des Tunes ressemble à celle des autres séfarades mais elle apparaît très proche de celle des Tunisiens musulmans. Deux  produits « déstructurés et revisités »  commencent une nouvelle carrière  : bricks et fricassés ont été adaptés puis adoptés par les israéliens . Ils viendront se déverser dans le melting-pot de la cuisine israélienne  bouillonnante des jeunes talents qui l’ont captée et qui la renouvellent .

André Mamou

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3 Commentaires

  1. Je vais souvent à Tel Aviv et je trouve, pour le moins, que les prix pratiqués sont indécents sinon prohibitifs, surtout la boucherie (plus ou moins « française »)
    Il faut être: soit très riche soit inconscient (et je reste poli!) pour aller acheter chez ces gens-là, qui profitent de la bêtise humaine…
    En effet, acheter de la viande à 150 Shekels le kilo, surtout en Israël est du « vol » pur et simple…
    Mais du moment où il y a ds « gogos » qui payent, pourquoi se gêner??
    Quant l’on pense à la pauvreté en Israël, (surtout à TLV) c’est honteux de pratiquer ces prix!!

  2. La presence des juifs tunisiens à Tel Aviv avec leurs nouveaux commerces charlatan comme à Belleville à paris vont pourrirent le quartier de Tel Aviv avec ce procédé Kérouané importé de Tunis .
    Mais que fait le maire de Tel Aviv dans ce cas on ait à Djerba ou à Tel Aviv ? On en parlera un jour .
    Un proverbe d’Afrique du nord dit : deux tunisiens valent quatre Marocains et quatre Algériens .
    D’abord l’argent et bisness et on verra pour la religion si le temp le permet .
    Mais d’où vient cette tribu de nomade ?

  3. Relisez mon petit commentaire que j’ai écrit le 9 juin dernier, vous comprendrez les « magouilles » de ces gens-là…
    Hélas, trois fois hélas…!!

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