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Le surveillant pénitentier, pris en otage par un détenu mercredi après-midi à la prison de Villenauxe-la-Grande (Aube), a été libéré sain et sauf dans la soirée. 

Un surveillant a été pris en otage ce mercredi de 16h40 à 21h15 à la prison de Villenauxe-la-Grande, dans l’Aube. Il a finalement été libéré sans violence. «Le détenu a été placé en garde à vue pour séquestration et ses revendications demeurent floues», a déclaré dans la soirée le procureur, Olivier Caracotch.

L’auteur de cette prise d’otage a retenu le surveillant avec un couteau de fabrication artisanale, a indiqué le syndicat FO pénitentiaire dans un communiqué. «Le GIGN, arrivé sur les lieux à 18h35, a conduit les négociations qui ont permis la libération de l’otage, tandis que le site était sécurisé par les équipes d’intervention de l’administration pénitentiaire (ERIS de Paris)», a précisé le ministère. «La Justice donnera les suites qu’il appartiendra à ce grave incident de détention; l’administration pénitentiaire prendra pour sa part les sanctions disciplinaires qui s’imposent», a-t-il ajouté.

Le preneur d’otage est emprisonné pour avoir porté vingt coups de couteau à la mère de ses enfants, à leur domicile, le 25 août 2010, à Lunel (Hérault). Condamné à dix ans de réclusion, assortis d’un suivi socio-judiciaire, il était en fin de peine. Il n’a été l’auteur d’aucun «accident disciplinaire jusqu’alors», mais «il présentait des troubles du comportement», selon une source judiciaire. Le centre de détention de Villenauxe-la-Grande, qui comprend 606 places, accueille des personnes condamnées à des peines de plus de deux ans. Il compte actuellement 444 personnes détenues, selon le ministère.

La colère de la famille pénitentiaire

Le 4 juin, un surveillant a étépris en otage à la maison centrale d’Ensisheim, dans le Haut-Rhin, par trois détenus armés d’un couteau. Le gardien de prison avait été libéré sans violences, à l’issue d’une nuit de négociations. «Seulement dix jours séparent la prise d’otage d’Ensisheim et celle de Villenauxe. L’écoeurement nous habite tous, la colère monte dans les rangs de la famille pénitentiaire», a affirmé le syndicat Force Ouvrière.

«N’importe quel prétexte de certaines personnes incarcérées est en train de devenir source de danger pour l’intégrité physique et psychologique de l’un des nôtres, et cela, nous ne pouvons le tolérer», a-t-il ajouté.

M. Pf.   leparisien.fr

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