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Il y a 50 ans le Territoire palestinien et ses habitants découvraient les affres de l’occupation militaire et ses corolaires : exode forcé, emprisonnement, massacre, destruction de villages, confiscation de terre… Il aura fallu plus de 5 mois au Conseil de sécurité des Nations unies pour voter la Résolution 242 affirmant notamment la nécessité du « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés au cours du récent conflit ». Pas plus que les autres résolutions de l’ONU, l’État d’Israël ne respectera la 242.

S’en suivirent 50 années de violations des droits humains, du droit international et des droits nationaux du peuple palestinien : emprisonnements arbitraires, confiscation de terres, entrave à la circulation, vol des richesses naturelles, institution d’un régime d’apartheid, violation du droit au retour, colonisation de peuplement massive… Un objectif clair : rendre la vie des Palestiniens impossible pour les forcer à quitter leur terre et construire un État israélien de la Méditerranée au Jourdain en violation totale de la résolution 273 de l’ONU décidant de l’admission d’Israël aux Nations unies.

S’en suivirent 50 années d’hypocrisie des États occidentaux qui, condamnant avec plus ou moins de vigueur – ou pas – ces exactions, se sont toujours refusés à prendre la moindre sanction qui aurait pu contraindre l’État Israël à respecter le droit international.

Comment s’étonner que pour commémorer ces 50 années d’occupation militaire, et six mois à peine après le vote par le Conseil de sécurité de la résolution 2334 condamnant la colonisation, les autorités israéliennes, aient approuvé ces derniers jours, de nouveaux plans pour la construction de 3 000 logements dans différentes colonies de Cisjordanie, portant le nombre de nouveaux logements approuvés dans les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est à près de 9 000 pour la seule année 2017. Rappelons que ce sont 650 000 colons, citoyens d’Israël, qui vivent en territoire palestinien, en violation des dispositions de la IVe Convention de Genève qui stipule que « La Puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d’une partie de sa population civile dans le territoire occupé par elle ».

Alors ? Combien de rivières de larmes de crocodiles et pendant combien de temps, les dirigeants des États occidentaux vont-ils verser avant d’imposer à Israël le respect du Droit international ? Le Quai d’Orsay continue dans cette ligne, se contentant une fois de plus le 14 juin de condamner les dernières annonces de constructions en Cisjordanie.

Seules des sanctions pourront contraindre Israël à se conformer au droit international. Il est de la responsabilité de la France d’en tirer toutes les conséquences. Elle doit mettre fin à toute relation économique avec la colonisation et peser de tout son poids pour la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

Le Bureau national

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