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« Si on veut lutter contre le terrorisme, il ne faut pas avoir peur de dire les choses », a déclaré l’acteur

Invité sur i24NEWS pendant le weekend, l’acteur et réalisateur Yvan Attal a insisté pour que soit « nommées les choses », faisant allusion au meurtre d’une juive orthodoxe de 66 ans, retrouvée morte au pied de son immeuble à Paris, qu’il a qualifié de « terrorisme ».

« En tant que citoyen, lutter contre le terrorisme c’est déjà rester citoyen et ne pas avoir peur. Ensuite il y a un engagement politique: à chaque fois qu’on peut dénoncer un certain nombre de choses, il ne faut pas hésiter à les dénoncer. Par exemple je veux parler du cas de cette dame Sarah Halimi qui, il y a quelques mois, a été victime de terrorisme et personne n’en parle », a-t-il déclaré sur i24NEWS.

Le 4 avril dernier, Sarah Halimi a été retrouvée morte au pied de son immeuble du quartier populaire de Belleville, après avoir été rouée de coups pendant plus d’une heure puis défenestrée vivante du 3ème étage de son appartement.

« En tant que citoyen j’ai envie d’en parler aujourd’hui. J’espère que le gouvernement prendra la mesure des faits. Cette dame a été poignardée, torturée, d’après ce qu’on sait. Elle a été défenestrée par un type qui a criée ‘Allah akbar’. Cela ressemble aux attentats terroristes qui se déroulent sur la voie publique », a affirmé Yvan Attal.

« Si on veut lutter contre le terrorisme, il ne faut pas avoir peur de dire les choses. Il faut nommer les choses », a-t-il ajouté.

Une information judiciaire a été ouverte le 14 avril par le parquet de Paris pour « homicide volontaire », sans retenir le caractère antisémite.

Cette hypothèse n’est pas écartée, mais « à ce stade, il n’est pas établi avec certitude que le suspect avait connaissance de la religion de sa victime », avait indiqué une source judiciaire.

En réponse, dix-sept intellectuels dont Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Jacques Julliard, et Elisabeth Badinter, ont appellé dans un texte publié dans le quotidien Le Figaro à ce que « toute la lumière soit faite » sur la mort de Sarah Halimi.

Le philosophe et essayiste Alain Finkielkraut était revenu sur i24NEWS sur le meurtre de madame Halimi, dont le caractère antisémite ne fait aucun doute selon lui.

« J’ai compris que le silence avait trop duré lorsque j’ai vu les faits et là je me suis dit que le refus de qualifier ce crime de crime antisémite par le Parquet frisait le scandale (…) Une des filles de madame Halimi avait été traitée de ‘sale juive’ par la sœur du voisin. Il existe selon moi tout un faisceau d’éléments qui montrent bien qu’il s’agit d’un crime antisémite », avait-il affirmé.

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