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C’était le dernier round. Au lendemain du 8e scrutin de cette longue année politique, suivez ce lundi les réactions aux résultats du second tour des élections législatives.

Une dernière vague, sans passion. Dimanche soir, la majorité à l’Assemb«lée s’est confirmée pour Emmanuel Macron mais peu d’électeurs se sont donnés la peine de l’appuyer par les urnes. Ce second tour des législatives a en effet enregistré un record d’abstention, proche de 57%. A l’Elysée, on ne peut s’empêcher d’éprouver une pointe de déception, malgré une très large majorité de plus de 350 députés «marcheurs» et MoDem.

Côté Les Républicains, les ténors ont sauvé les meubles (131 sièges avec l’UDI). La France insoumise a réussi son pari en obtenant 17 députés, assez pour constituer un groupe à l’Assemblée. Le FN n’en gagne en revanche que 8, sous la barre des 15 nécessaires. Quant au PS, la déroute annoncée se confirme avec seulement 29 sièges conservés sur les 284 de 2012.

>> Suivez le lendemain du second tour :

11h20. L’agresseur de NKM en comparution immédiate. Placé en garde à vue, Vincent Debraize, le maire d’une petite commune de l’Eure, qui s’en est pris à Nathalie Kosciusko-Morizet la semaine dernière, sera présenté cet après-midi au tribunal pour y être jugé pour violences et outrage sur une «une personne chargée d’une mission de service public».

11h10. Valls très tendu. L’ancien Premier ministre, qui a été réélu hier dans l’Essonne mais dont l’adversaire conteste la victoire, arrive à l’Assemblée nationale. Les journalistes présents remarquent qu’il est assez agacé. Sur twitter, il dénonce «les insultes et la haine» et assure encore qu’il «n’y a aucune base à la contestation de son élection». 

11 heures. Ça plane pour Macron. Le président Macron, malgré une pointe déception sur le nombre final de députés, peut se réjouir d’avoir une large majorité. Au lendemain de cette victoire, il inaugure le Salon du Bourget.

10h40. Marine Le Pen s’en prend à la proportionnelle. Ne voulant pas parler d’échec pour le FN à qui était annoncé un groupe à l’Assemblée après ses résultats à la présidentielle, la présidente du parti d’extrême droite estime que ce résultat est dû au mode de scrutin. Depuis Hénin-Beaumont où elle donne une conférence de presse, Marine Le Pen salue l’élection de 8 députés FN, dont elle. «Nous sommes 8 mais nous valons 80», lance-t-elle. «La légende du plafond de verre vient de prendre un coup sur la tête», poursuit-elle.

La présidente du FN confirme que son parti espère pouvoir former un groupe à l’Assemblée avec des alliés

10 heures. L’effet papillon. Les élections françaises vont avoir des répercussions au parlement européen. Plusieurs eurodéputés, qui étaient candidats aux législatives, ont été élus et vont devoir démissionner de leur mandat européen. Parmi eux, il y a notamment les FN Marine Le Pen, Louis Aliot, Dominique Bilde, l’insoumis Jean-Luc Mélenchon . 

9h35. Morano et les «naïfs». Les ténors de droite qui se sont rapprochés d’Emmanuel Macron sont la cible de leurs amis ce matin. Après Eric Ciotti et Bernard Accoyer, c’est Nadine Morano qui les traitent «de naïfs supplétifs et de démolisseurs de notre famille politique». 

9h10. Les socialistes dans les décombres. Sur twitter, les socialistes battus remercient ceux qui les ont soutenus et pensent déjà à la reconstruction, à l’image de Yann Galut, qui comme la plupart des frondeurs, perd son siège de député du Cher. 

8h50. Ciotti dénonce les flingueurs. Sur France Inter, Eric Ciotti, qui a été réélu dans les Alpes-Maritimes, s’en prend aux élus de droite qui se sont rapprochés d’Emmanuel Macron. «Si certains ne nous avaient pas tiré dans le dos, nous aurions une centaine de députés en plus», estime-t-il.  

8h40. Bonnell et le «clivage vintage». Le tombeur de Najat Vallaud-Belkacem à Villeurbanne annonce sur BFMTV qu’il va lâcher son entreprise pour se consacrer à son rôle de député. «Etre député de la société civile, cela va permettre de ramener la loi dans son impact quotidien», explique-t-il. «Je soutiendrai le programme qui a été présenté depuis le premier jour par Emmanuel Macron», promet Bruno Bonnell en ajoutant que «ce n’est pas parce que le PS a inventé les frondeurs que maintenant c’est la norme».

Selon lui, le PS et la droite n’ont pas fait envie dans cette élection, «pourquoi aller voter pour ce vieux clivage vintage ?»

8h25. «Il y a eu des intimidations», assure l’adversaire de Valls. La France insoumise et sa candidate Farida Amrani contestent la victoire de Manuel Valls dans la première circonscription de l’Essonne. Sur BFMTV, elle confirme que son parti va déposer un recours. «On a des photos, des vidéos, il y a eu des intimidations», assure-t-elle ajoutant qu’elle a elle-même «assisté à des choses graves dans un bureau». Pour commencer, « dès ce matin en préfecture on va recompter les bulletins». 

Manuel Valls, qui a regagné son siège avec 139 voix d’avance, a constesté sur twitter toute irrégularité. 

8h23. LR et PS pas dans la même panade, assure Hortefeux. «A l’issue du premier tour, le PS était sous terre, nous (Les Républicains) nous étions à terre. C’est pas très agréable mais ce n’est pas tout à fait la même chose» analyse l’ancien ministre de l’Intérieur sur CNews.

8h20. «Je suis un gros bosseur», assure Ruffin, interrogé sur RTL sur sa spécialisation en «coups médiatiques». «Je vais bosser (…) Je serai le porte-voix des gens qui ont envie de dire quelque chose… » poursuit l’élu Picardie Debout (PCF, FI, EELV & Ensemble) dans la Somme. Oui… «Tous ceux qui seront debout pour ce pays», insiste-t-il avant de confirmer qu’il se paiera au Smic en attendant de pouvoir proposer une loi applicable à tous ses camarades députés. 

8h12. Députés FN cherchent amis. Le FN veut «former un groupe à l’Assemblée avec des indépendants», annonce Louis Aliot, l’un de 8 députés FN élus, à l’antenne de RTL. Le compagnon de Marine Le Pen ne cache pas la déception de son parti de ne pouvoir le constituer sans avoir besoin de solliciter d’autres élus (il faut 15 députés pour avoir un groupe). Nicolas Dupont-Aignan, élu DLF dans l’Essonne, avait toutefois assuré qu’il ne s’allierait pas aux frontistes. Peut-il changer d’avis ?

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8h10. Accoyer content d’avoir sauvé les meubles. La défaite est historique pour la droite, mais le secrétaire général d’En Marche estime cela aurait pu être pire. «Le pouvoir a échoué à casser la droite», lance-t-il sur BFMTV. Un peu plus tôt, il a assuré sur Europe 1 qu’il n’y aurait «pas d’explosion» de LR, «vous serez déçus sur ce point». «Je pense que nous resterons unis», a-t-il insisté, sans exclure qu’il y aura «un débat» sur le vote de la confiance au gouvernement car «quand on est dans l’opposition par principe de construction on ne vote pas la confiance au gouvernement, après il y aura certainement sur ce point un débat». . 

8 heures. Hollande a appelé Le Foll. Hier soir, l’ancien président a eu peu de félicitations à adresser, tant de ses anciens ministres étant tombés. Mais il a au moins pu appeler Stéphane Le Foll pour saluer sa victoire. «Il était triste de voir les battus mais il m’a félicité», rapporte l’ancien porte-parole du gouvernement sur France Inter. Lui-même se dit «triste que plein de gens avec qui (il a) travaillé, comme Marisol Touraine et Myriam El Khomri, aient été battus». 

7h59. Le Foll ne veut plus «de bagarres». L’ancien ministre de l’Agriculture qui a été réélu dimanche ne peut que le reconnaître, sur France Inter le résultat du PS «est une défaite historique». Mais dans ce cas, selon lui, il ne faut «pas chercher à régler des comptes». Il s’en prend notamment à François Lamy qui la semaine dernière a estimé que les responsables étaient François Hollande et Manuel Valls. «Les bagarres de personnes ont fatigué tout le monde, moi je n’y participerai pas à cette mascarade», répond Stéphane Le Foll. «Il ne s’agit pas régler les petits comptes», renchérit-il quelques minutes plus tard sur BFMTV, expliquant qu’il va sortir dans la semaine un texte à ce sujet. 

7h58. Le «marcheur» qui taclait Mélenchon. Jusque là très poli envers le leader de la France insoumise, Christophe Castaner se lâche un peu au lendemain de la large victoire de la République en marche. Pour lui, « Mélenchon a toute légitimité… pour être le représentant d’une petite partie de Marseille ! » relativise-t-il sa victoire dans la cité phocéenne alors que l’ex-candidat à la présidentielle ne cesse de se présenter comme le chef de l’opposition.

7h55. Un député LR au perchoir ? Christophe Castaner n’y croit pas. «J’ai le sentiment que nous avons suffisamment de forces vives dans la République en marche » pour ne pas aller piocher dans la droite un président d’Assemblée nationale. Mais en tant que secrétaire d’Etat chargé des relations avec le parlement, ce proche d’Emmanuel Macron « tient à l’indépendances de deux chambres », dit-il sur RTL.

7h50. «Dans les jours qui viennent, le gouvernement va démissionner.» Sur RTL, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner est prudent sur le calendrier mais assez rapidement cette semaine, « le Premier ministre sera amené à donner la démission du gouvernement, comme le veut la tradition », explique ce proche d’Emmanuel Macron mais «ce ne sera pas un remaniement d’ampleur et Edouard Philippe devrait être confirmé». S’il souhaite de « nouveaux visages », il admet qu’il ne devrait y avoir d’énormes changements. 

7h40. Delevoye est «malheureux». L’ancien ministre chiraquien qui a géré les investitures pour la République en marche confirme sur France 2 que les nouveaux députés de la majorité vont avoir «un séminaire de réflexion, sur comment on s’organise à 350, comment on organise le calendrier des lois». Il se félicite des résultats. «C’est formidable ce qui est en train de se passer : ,nouveaux visages, féminisation, enracinement». 

Mais il concède une tristesse pour ses anciens amis de droite dont certains ont perdu leur siège. «Je suis très malheureux car des députés qui avaient bien fait leur travail ont été battus par cette énergie», lâche-t-il. 

7h25. Un groupe d’«Insoumis» à l’Assemblée. LFI obtient 17 élus et le Parti communiste, dix. Jean-Luc Mélenchon, élu à Marseille, a annoncé dimanche un «groupe parlementaire» LFI, sans évoquer les communistes.

7h22. Le Front national obtient huit sièges, et sa présidente Marine Le Pen découvrira le Palais-Bourbon, de même que son compagnon Louis Aliot. Ils y rejoignent Gilbert Collard, réélu dans le Gard. S’il quadruple le nombre de ses députés, le FN échoue cependant à constituer un groupe parlementaire de 15 députés.

7h20. La droite sauve les meubles. L’alliance entre Les Républicains (LR) et l’UDI décroche 131 sièges, dont 113 LR.
 

7h18. Coup dur pour Manuel Valls. L’ancien Premier ministre revendique la victoire en Essonne… mais il n’est pas le seul. Manuel Valls a annoncé être élu avec 50,3% des voix. Mais son adversaire, la candidate de la France insoumise Farida Amrani, conteste les résultats et revendique aussi la victoire. Elle a déclaré vouloir déposer un recours dès ce lundi matin. >>Plus de détails ici.

7h15. Gueule de bois pour le PS… Le Parti socialiste n’obtient que 29 sièges. Très loin des 284 sièges socialistes de l’Assemblée sortante, mais là aussi moins catastrophique que redouté. Une «déroute incontestable», a toutefois admis son premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis avant d’annoncer son retrait de la direction du parti, qui obtient deux fois moins de sièges que lors du précédent désastre de 1993 (57 députés PS et apparentés).

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7h10. Mais… abstention record ! En battant une nouvelle fois un record d’abstention (57% contre 51,3% au premier tour), les électeurs semblent toutefois refuser de laisser «carte blanche» au nouveau président. >>Plus de détails ici.

7 heures. C’est confirmé, majorité présidentielle pour Macron. Selon les résultats définitifs – même si les 11 sièges pour les Français de l’étranger doivent être officialisés lundi -, la République en marche (REM) et son allié du MoDem s’adjugent 351 sièges (dont 41 pour le parti de François Bayrou, de quoi faire un groupe indépendant), très largement au-delà de la majorité absolue de 289 sièges.

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