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Une centaine de personnes se sont rassemblées ce dimanche au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), pour dénoncer une «bavure» sur un jeune homme placé dans un coma artificiel, selon sa famille, après avoir chuté d’un scooter alors que la police tentait de l’interpeller.

De la famille, des amis, des voisins. Ce dimanche après-midi, plusieurs dizaines d’habitants du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) se sont rassemblés sur la place Séverine pour dénoncer «une bavure». C’est ici, entre les immeubles de briques rouges, qu’Akram, 24 ans, a lourdement chuté à scooter, jeudi midi. Souffrant d’un traumatisme crânien, le jeune homme a été placé en coma artificiel. Il se trouve toujours entre la vie et la mort.

Ce midi-là, des policiers effectuent une surveillance sur la place Séverine. Selon une source proche du dossier, ils observent particulièrement deux jeunes hommes et Akram sur son scooter. Ils les soupçonnent tous trois de trafic de stupéfiants et, un peu avant 13 heures, décident de les interpeller. Le jeune conducteur, sans casque, parvient à échapper à deux fonctionnaires. «Un troisième était caché derrière une rangée de véhicules, il s’est placé sur la chaussée et a intimé l’ordre de s’arrêter. Le véhicule roulait à 20 ou 25 km/h, décrit une source proche du dossier. Voyant que le scooter ne s’arrêtait pas, le policier a pivoté de 45 degrés et a mis son bras pour se protéger du choc. Il y a eu un contact avec le scooter, ce qui l’a déséquilibré. Il a zigzagué, le conducteur a perdu le contrôle et est tombé.»

«Le policier était dissimulé derrière un conteneur»

Une version contestée par plusieurs personnes, présentes ce dimanche au rassemblement. «Le policier était dissimulé derrière un conteneur, il est sorti et il a poussé Akram. Il est tombé, sa tête a cogné contre le pare-chocs d’une voiture puis contre le trottoir. Alors qu’il était inconscient, ils ont essayé de le menotter», raconte un ami du jeune homme. «Après l’accident, il n’y a pas eu une bonne prise en charge, s’indigne le frère aîné d’Akram. Ils l’ont fait marcher jusqu’au camion de pompiers.» «Déjà, d’où tu pousses un mec sur un scooter alors qu’il n’a pas de casque ?», ajoute le beau-frère de la victime.

«Il faut que les policiers prennent conscience de ce qu’ils ont fait, explique un ami d’Akram pour justifier sa présence au rassemblement. C’est traiter les gens comme des animaux ce qui s’est passé. Des policiers viennent d’ailleurs (NDLR : de la compagnie de sécurité et d’intervention de Paris) et font des contrôles inacceptables.»

La famille d’Akram assure ne pas avoir pu porter plainte dans deux commissariats où elle s’est présentée. Elle compte déposer plainte auprès de l’inspection générale de la police nationale ce lundi. «Il n’y a pour l’instant pas de témoignage apportant une version différente (NDLR : que celle des policiers)», indique une source proche du dossier.

«Il faut que les personnes qui ont vu se manifestent pour que sorte la vérité», répète Amal du collectif «Urgence notre police assassine». Contacté par la famille et coorganisateur du rassemblement, le collectif compte accompagner les proches d’Akram.

1 COMMENTAIRE

  1. En pays conquis, les indigènes n’ont pas le droit de conduire un scooter, n’ont pas le droit de trafiquer de la drogue, sont obligés de conduire avec un casque, sont obligés de s’arrêter sur injonction des forces de l’ordre, sinon ils encourent des sanctions pénales qui vont de la contravention à la prison. Mais les colons sont dispensés de tous ces inconvénients en vertu de la Charia

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