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A Mossoul, le 10 juillet 2017, un soldat irakien escorte des civils. Illustration de la ville de Mossoul, reprise par l’armée irakienne. — SIPA

C’est la première fois que la France doit faire face à ce type de cas en Irak… Selon BFMTV, une mère française de 27 ans et ses quatre enfants interpellés par l’armée irakienne samedi dernier, espèrent pouvoir rejoindre la France. Ses avocats ont demandé mercredi aux autorités françaises de rapatrier cette famille, enfermée dans un immeuble de Mossoul, en Irak, depuis trois semaines. Le père n’a pas été arrêté et l’on ignore aujourd’hui ce qu’il est devenu.

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Ils ont rejoint Daesh en 2015

Selon le site de la chaîne télévisée, le couple, originaire de Seine et-Marne, avait quitté la France pour rejoindre Daesh en Syrie en 2015. Mais ils affirmaient ne plus soutenir l’organisation terroriste et voulaient rentrer un France. Leur entourage a déjà sollicité les autorités françaises pour envisager un rapatriement. Ce que la France, qui craint le retour des combattants de Daesh, a jusqu’ici refusé.

Une obligation morale et juridique selon les avocats

Mais mercredi, les avocats de cette famille, William Bourdon et Vincent Brengarth, ont sollicité le consul d’Erbil et le parquet de Paris, toujours selon BFMTV. Soulignant l’obligation morale et juridique selon eux, compte tenu de la présence d’enfants en bas âge. En effet, les quatre enfants, visiblement épuisés sur les clichés dénichés par BFMTV, ont entre 5 mois et 6 ans. Ils demandent donc aux autorités « de prendre des mesures immédiates pour s’assurer que les enfants sont bien traités et que cette famille puisse retourner vers la France au plus vite ».

Une famille victime ou dangereuse ?

Et les avocats balaient l’argument sécuritaire : ne pas rapatrier les Français pour éviter le risque d’attentat ? C’est « « une position cynique et une déshumanisation totale », pour l’avocat William Bourdon qui estime que cette jeune femme est une victime collatérale, elle-même menacée par Daesh », souligne BFMTV. Qui rappelle que selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur, 460 enfants français sont nés ou partis en Syrie et en Irak.

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