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Le président Français reçoit ce dimanche le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. Il appelle à « une reprise des négociations » entre les deux camps.

Emmanuel Macron a appelé ce dimanche à une « reprise des négociations » en vue d’une « solution à deux Etats, Israël et Palestine », lors d’une déclaration commune à l’Elysée avec Benjamin Netanyahu, le chef du gouvernement israélien. « La France se tient prête à appuyer tous les efforts diplomatiques allant dans ce sens », a ajouté le chef de l’Etat, pour qui Israël et Palestine doivent pouvoir « vivre côte à côte dans des frontières sûres et reconnues, avec Jérusalem comme capitale ». Une position dans la droite ligne de la tradition diplomatique française. 

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« Il est important pour cela de s’assurer que les conditions de la négociation et de la paix ne sont pas remises en cause dans les faits et que le droit international est respecté par tous, je pense ici à la poursuite des constructions dans les colonies« , a ajouté Emmanuel Macron, s’inscrivant encore dans la ligne de ses prédécesseurs. « Nous avons échangé sur ce point et j’ai rappelé quelle était la position française et ma position sur ce sujet », a-t-il assuré.  

Pendant ce temps à Jérusalem…

Début juillet, le président avait reçu le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Il avait alors déclaré que « la France a toujours condamné la poursuite de la colonisation, illégale au regard du droit international, et qui a atteint depuis le début de l’année un niveau sans précédent ». 

Mais pendant que le président Français s’exprimait, des ministres israéliens ont donné ce dimanche leur feu vert préliminaire à un projet de loi visant à compliquer le passage sous souveraineté palestinienne de certaines zones de Jérusalem dans le cadre d’un futur accord de paix. 

Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu le 16 juillet 2017 après la cérémonie de commémoration de la rafle du Vel d’hiv durant laquelle plus de 13 000 juifs ont été arrêtés, il y a 75 ans.

REUTERS/Kamil Zihnioglu

Le projet de loi, à l’initiative d’une députée du parti nationaliste religieux Foyer juif, prévoit que toute cession d’une partie de ce qu’Israël considère comme faisant partie de la municipalité de Jérusalem, nécessitera un vote à la majorité des deux-tiers des députés de la Knesset, le Parlement israélien. 

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La question de Jérusalem cristallise les tensions aux coeur du conflit israélo-palestinien. Israël a occupé Jérusalem-Est et la Cisjordanie à l’issue de la guerre de 1967. Il a ensuite annexé Jérusalem-Est, une annexion qui n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. 

L’Etat hébreu considère l’ensemble de Jérusalem comme sa capitale unifiée tandis que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. 

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