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Deux jours après la double attaque à la voiture-bélier, le scénario macabre de la cellule terroriste prend forme grâce à l’enquête de la police et ses identifications.

Au moins douze suspects aux sorts divers, membres d’une cellule passée à l’action dans la précipitation. L’Espagne progresse dans son enquête sur le double attentat à Barcelone et Cambrils, où 14 personnes ont perdu la vie et plus de 120 autres ont été blessées. Les arrestations se sont multipliées, les identités sont dévoilées au fur et à mesure, et les recherches continuent pour retrouver un dernier homme. 

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Il est en fuite: Younès Abouyaaqoub

Le Marocain de 22 ans, né à Mrirt, concentre tous les regards. Son portrait fait partie des quatre diffusés par les autorités qui ont lancé une traque pour le retrouver. Comme trois des autres jeunes hommes tués, il vivait dans le village catalan de Ripoll. 

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S’agit-il du conducteur de la camionnette qui a fauché les passants sur l’artère touristique de La Rambla? Si le porte-parole de la police catalane a assuré que ce dernier n’a toujours pas été formellement identifié, le rôle exact de Younès Abouyaaqoub et son degré d’implication ne sont justement pas encore connus. 

La camionnette meurtrière, retirée de la vaste avenue, dans la nuit de jeudi à vendredi.

REUTERS/Sergio Perez

Madrid a depuis transmis le signalement d’un véhicule blanc, type Kangoo, aux autorités françaises. 

Ils ont été tués: les cinq membres du commando de Cambrils

Quelques heures après Barcelone, une Audi A3 lancée à toute allure comme une seconde voiture-bélier sur la promenade de la station balnéaire de Cambrils percute des passants, avant de s’encastrer contre un véhicule de policiers qui les abattent.  

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A bord, cinq hommes avec des fausses vestes explosives et des armes blanches, dont le Marocain Moussa Oukabir, âgé de 17 ans et né à Ripoll. Il a au départ été présenté par la presse comme celui qui a agi sur La Rambla, mais le scénario est depuis démenti par la police. 

La voiture des terroristes, retournée par la collision avec la patrouille de la police catalane.

La voiture des terroristes, retournée par la collision avec la patrouille de la police catalane.

REUTERS/Stinger

A côté de lui, son voisin d’immeuble Mohamed Hychami, 24 ans, né à Mrirt, et Said Aallaa, 18 ans, né à Naour, également au Maroc. Tous les trois vivaient depuis leur enfance en Espagne, à Ripoll, 10 000 habitants non loin des Pyrénées, où plusieurs perquisitions étaient en cours vendredi. 

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L’identité des deux derniers assaillants n’a pas été dévoilée. 

Ils ont été arrêtés: quatre suspects

Sur les douze suspects connus de cette cellule, quatre ont été arrêtées jeudi et vendredi, trois Marocains et un Espagnol, eux aussi relativement jeunes: 21, 27, 28 et 34 ans. 

Parmi eux, Driss Oukabir, le frère aîné de Moussa. Les papiers d’identité du suspect avaient été retrouvés dans la camionnette qui a servi à l’attaque revendiquée par Daech, mais ce dernier s’est présenté spontanément aux policiers en expliquant un vol de ces documents. 

Une photo de Driss Oukabir fournie par la police espagnole.

Une photo de Driss Oukabir fournie par la police espagnole.

DR

Un autre interpellé est un Espagnol originaire de Melilla. L’enclave espagnole au Maroc s’avère être un des principaux viviers de djihadistes en Espagne, comme la Catalogne, où le groupe semble s’être formé. 

Ils ne sont pas identifiés: deux corps dans la planque d’Alcanar

Enfin la police enquête toujours sur l’explosion d’une maison mercredi à Alcanar, à 200km au sud de Barcelone, suivie d’un incendie. « Des restes humains de deux personnes différentes » y ont été retrouvés. Des dizaines de bonbonnes de gaz ont été sorties des décombres. L’un des suspects a justement été arrêté dans cette ville. 

Les restes du bâtiment. Sur la gauche, on distingue plusieurs bonbonnes de couleur orange.

Les restes du bâtiment. Sur la gauche, on distingue plusieurs bonbonnes de couleur orange.

MaxPPP/EPA/Jaume Sellart

Ce groupe tentait peut-être de confectionner des engins explosifs, avancent les enquêteurs espagnols. Mais l’échec de ce premier plan présumé -« de plus grande envergure » selon la police- aurait ainsi forcé la cellule à passer à l’acte précipitamment

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