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Washington accuse la formation chiite de vouloir frapper au cœur de son territoire, et met à prix la tête de deux de ses hauts responsables.

Pour marquer le vingtième anniversaire de la désignation officielle du Hezbollah par les États-Unis en tant qu’organisation terroriste étrangère, le 8 octobre 1997, la Maison-Blanche et le département d’État ont tous deux rappelé que le parti chiite « reste une des principales formations terroristes dans le monde » et qu’ils entendent le combattre partout où il opère.

« Le Hezbollah demeure une menace pour les États-Unis et pour la sécurité des nations à travers le Moyen-Orient et au-delà. Il est temps que plus de nations à travers le monde se joignent aux États-Unis pour dénoncer cette organisation meurtrière, confronter ses réseaux et ses sponsors, et entreprendre une action globale pour contrer la menace qu’elle représente pour le monde », a rapporté la Maison-Blanche sur son compte Twitter, reprenant ainsi ce que le conseiller du président américain, Donald Trump, à la Sécurité intérieure, Tom Bossert, avait écrit la veille dans une tribune parue dans le quotidien français Le Monde.

Nathan Sales et Nicholas Rasmussen ont ensuite indiqué qu’à travers leur programme « Rewards for Justice » (récompenses pour la justice), leur pays a décidé d’offrir une récompense de 7 millions de dollars à quiconque lui fournira des informations susceptibles de favoriser l’arrestation, « n’importe où dans le monde », de Talal Hamiyé, chef du département de sécurité extérieure du Hezbollah, et de 5 millions de dollars pour des informations concernant Fouad Chokr, un autre cadre du parti.

Selon Nathan Sales, le Hezbollah est soupçonné de vouloir développer sa capacité à frapper au cœur des États-Unis. Il a fondé ses soupçons sur le fait que les services américains constatent des activités entreprises en territoire américain au nom de la formation chiite. Selon lui, Talal Hamiyé est lié à plusieurs attaques terroristes, détournements et enlèvements visant des citoyens américains. « Il dirige la branche terroriste internationale du Hezbollah, l’Organisation de sécurité extérieure (ESO). L’ESO maintient des cellules terroristes dans le monde entier et elle est responsable de la planification et de la conduite des attaques terroristes à l’extérieur du Liban. Ces attaques ont ciblé principalement des Israéliens et des Américains », a-t-il expliqué.

Fouad Chokr est un haut commandant militaire du Hezbollah. Il dirige les forces du groupe dans le sud du Liban et il est membre du plus haut corps militaire du Hezbollah, le Conseil du jihad, toujours selon Nathan Sales qui a précisé que Chokr a « joué un rôle-clé dans les récentes opérations militaires du Hezbollah en Syrie et dans la planification et le lancement de l’attaque de 1983 contre la caserne des marines à Beyrouth, au cours de laquelle 241 soldats américains avaient été tués ».

Les récompenses annoncées sont « une nouvelle étape pour accroître la pression sur eux et sur leur organisation », a poursuivi Nathan Sales. Il a appelé les alliés des États-Unis à désigner également le Hezbollah comme « organisation terroriste » et à ne pas faire de « fausse distinction » entre branche politique et branche militaire, en allusion notamment à l’Union européenne qui n’a classé que la branche militaire du groupe islamiste sur sa liste des « organisations terroristes ». « Le Hezbollah est une organisation terroriste de A à Z », a-t-il insisté.

Alors que l’administration de Donald Trump s’apprête à dévoiler cette semaine sa position concernant l’accord sur le nucléaire iranien, Nathan Sales a aussi affirmé que le Hezbollah avait pu devenir une « menace globale » uniquement grâce au « soutien » de Téhéran. Les États-Unis accusent l’Iran de violer « l’esprit » de l’accord de 2015 en raison de son rôle « déstabilisateur » au Moyen-Orient et de son « soutien au terrorisme ».

Source lorientlejour

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