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FIGAROVOX/TRIBUNE – Gilles-William Goldnadel livre son analyse du dernier livre de Lydia Guirous « Ça n’a rien à voir avec l’islam ». Il salue le courage et la force de conviction de l’auteur, qui exhorte à sortir de la complaisance avec l’islamisme.
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Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Toutes les semaines, il décrypte l’actualité pour FigaroVox.
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L’honneur me revient de faire la recension du dernier opus de Lydia Guirous: «Ça n’a rien à voir avec l’islam» (Plon), et rarement un brûlot n’aura été aussi terriblement en phase avec l’actualité brûlante.
Il s’agit d’un brûlot, dans la meilleure acception du terme, d’un pamphlet enflammé écrit dans le chaud de la colère par une jeune femme musulmane qui ne craint pas remuer les braises.
Oui, il s’agit d’un brûlot, dans la meilleure acception du terme, d’un pamphlet enflammé écrit dans le chaud de la colère par une jeune femme musulmane qui ne craint pas remuer les braises.
Pour autant, chaque fait est documenté et la colère, l’indignation, le désespoir du cœur n’affectent pas le fonctionnement d’un cerveau bien structuré.
Quant à l’actualité, je le disais, divers événements marquants des derniers jours entrent directement en résonance avec les avertissements du livre de la jeune Française d’origine kabyle dont le sous-titre incantatoire se veut revigorant: «Face à l’islamisme, réveillons-nous, réveillez-vous!».
Ainsi de l’affaire Ramadan et des viols reprochés au théologien islamiste par plusieurs femmes musulmanes, dont l’une d’elles assure que son violeur putatif lui aurait déclaré qu’une femme non voilée pouvait bien être violée.
Le livre de Lydia Guirous permet de resituer le dossier dans son contexte culturel particulier. Il rappelle fort à propos les déclarations du frère de l’accusé, Hanni Ramadan , directeur du Centre islamique de Genève, invité à s’exprimer devant de jeunes élèves du centre de la transition professionnelle, Coulouvrière (Suisse), le jeudi 9 juin 2016: «Une femme est comme une perle dans un coquillage. Si on la montre, elle crée des jalousies. Ici, la femme sans voile est comme une pièce de 2 euros. Visible par tous, elle passe d’une main à l’autre…» (Marianne 12 juin 2016).

En outre, et bien avant les révélations embarrassantes contre l’imprécateur bien en cour islamo-gauchiste, côté Médiapart ou Inrockuptibles, Lydia Guirous évoque opportunément son flirt idéologique très poussé entretenu avec les féministes consentantes mais plus intransigeantes envers le mâle blanc.
C’est ainsi qu’elle rappelle comment Clémentine Autain diffusa sans vergogne un appel à se rendre à un meeting de Saint-Denis en décembre 2015, avec pour intervenants Tarik Ramadan et Marwan Mohamed, proches des frères musulmans.
Depuis les révélations contre le premier, la dame insoumise demeure aux abonnées féministes absentes.
Ainsi aussi de l’affaire Merah et de l’antisémitisme et de la christianophobie réunis. Ici encore, la jeune musulmane ne se dissimule pas derrière un voile de circonlocutions.
Qu’on en juge à la description qui vient de ce qu’elle nomme l’ «islamo- communautarisme»: «Cette communauté religieuse transnationale est un agrégat d’hypocrites toujours prêts à montrer la paille du racisme dans l’œil de la France sans voir la poutre de la xénophobie dans la leur. Écrivons les choses sans détours: il existe un racisme profond, terrifiant chez certains Maghrébins, souvent hérité de la culture de leur pays d’origine, où la personne noire est rejetée (il n’y a qu’à voir comment les Africains de l’Afrique subsaharienne sont pourchassés en Algérie, au Maroc ou en Tunisie, souvent directement renvoyés aux frontières… qui sont le désert du Sahara!).


D’ailleurs, les unions interethniques sont rares dans ces pays. En France, dans les quartiers, le racisme sans complexe est dans une totale impunité: à l’encontre des juifs, qualifiés de «sales feujs» mais aussi contre «les sales français», les «faces de nems» (les Asiatiques) , les «paks -paks» (pour les Pakistanais). Le monopole des «victimes du racisme» serait-il détenu par seulement certaine communauté? En tout cas les associations antiracistes refusent d’évoquer le racisme décomplexé des «potes»».
Elle rappelle plus loin les gazouillis délicats de Mehdi Meklat et de son compère Badroudine Saïd Abdallah (alias Mehdi et Badrou, «les Kids» chers aux Inrockuptibles, à Pascale Clark de France Inter et au Bondy blog ): «J’encule la France» «Ce pays pue la gerbe, ce pays pue la merde» «Faites entrer Hitler pour tuer les juifs» «Sans les Arabes, nous n’aurions pas eu Mohamed Mérah et Smaïn».
J’ai déploré publiquement que le débat intellectuel sur le racisme d’une famille qui n’avait rien d’unique n’avait pas été élargi , par pure frilosité, lors du procès d’ Abdelkader Mérah. Encore une occasion manquée.
Oui, Il eut fallu quelqu’un pour oser faire le procès du pseudo- antiracisme dévoyé des années 80 qui aura réussi l’exploit à coups de nazification pathologique de l’être français de transformer une partie de l’immigration en francophobe et islamiste, elle qui ne l’était pas à l’origine .

Il eut fallu , dans le prétoire, à l’instar dans son livre de Pierre-André Taguieff , dans les pas intellectuels
Lydia Guirous , dans son intelligent brûlot ,a osé, elle, porté le fer pour que la honte, comment on le dit beaucoup ces temps-ci Et elle l’a écrit- « change de camp » . Pour libérer la parole… ?
desquels marche manifestement notre Guirous, oser porter le fer contre le racisme putride des Indigènes de la république dont la porte-parole bien en cour médiatique, Houria Bouteldja n’hésitait pas à écrire: «Mohamed Mérah c’est moi. Le pire c’est que c’est vrai. Comme moi, il est d’origine algérienne, comme moi il a grandi dans un quartier, comme moi il est musulman (…) Comme moi il sait qu’il sera traité d’antisémite s’il soutient les palestiniens colonisés…» (In Pierre-André Taguieff «l’islamisme et nous» (CNRS éditions (2017)).
Lydia Guirous , dans son intelligent brûlot ,a osé, elle, porté le fer pour que la honte, comment on le dit beaucoup ces temps-ci Et elle l’a écrit- «change de camp» . Pour libérer la parole…?
Il n’est jusqu’au scandale de la décision du Conseil d’État d’ordonner l’amputation de la croix de l’œuvre sculpturale dédiée à Jean-Paul II en plein pays catholique et breton qui trouve sa résonance dans le cri que pousse Guirous.
J’écrivais moi-même la semaine dernière dans ces colonnes, qu’à supposer même que la décision ne soit juridiquement hirsute (ce dont je doute), cette conception raide de la laïcité à l’égard de la croix contrastait singulièrement avec les accommodements déraisonnables auxquels nous ont habitués les institutions à l’égard du croissant.
Lisons donc notre musulmane éclairée qui voudrait voir un jour le Coran réformé: «la fermeté, le refus des compromissions, des pays musulmans tentent d’en faire leur ligne de conduite.
Le Maroc , par exemple, a interdit en 2016 la fabrication et la commercialisation de la burka. Quant au burkini, il est banni des piscines. Habib Bourguiba, premier président de la Tunisie moderne, avait dès janvier 1957, grâce au «Code du statut personnel» interdit le port du voile à l’école et dans les entreprises»…
«Le déclin de la France et de l’Occident pourrait-il, à l’aune de cet exemple, s’expliquer aussi, par le recul des droits, notamment des femmes que tentent d’imposer les islamistes? Je le crains, tant, ici, on tergiverse, paralysés par l’hésitation, alors que nous ne sommes en rien un pays musulman!»
Non. Alors que nous sommes un pays aux racines judéo-chrétiennes qui n’ose plus l’avouer.
Et que c’est à une musulmane superbement effrontée de devoir nous le rappeler.
Source :
http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2017/11/06/31003-20171106ARTFIG00195-g-w-goldnadel-face-a-l-islamisme-reveillons-nous-avec-lydia-guirous.php

1 COMMENTAIRE

  1. Pourquoi donc est-ce que l’Islam contemporain, à l’instar des juifs et des chrétiens, qui ont dû accepter la laïcité en 1776. L’Islam, non seulement, n’a jamais fait son aggiornamento (c’est-à-dire, mise à jour, adaptation à l’évolution du monde, à la réalité contemporaine) mais de plus ses autorités, qu’elles soient chiites ou sunnites, prônent sans interruption le dogme de la charia et la lutte pour un état théocratique. »
    Les islamistes ont pour ambition et pour prétention de convertir l’humanité entière. Ce qu’ils veulent est par essence planétaire, universel. Pour le musulman, il n’y a qu’une seule vraie religion, l’Islam : « La religion d’Allah c’est l’Islam ».
    Lorsque le chrétien fait des exactions, il peut commettre des crimes, cela est courant, il peut s’emparer de la religion pour justifier le terrorisme, mais il est interpellé et condamné, par son texte sacré, par sa culture, et sa société. Il ne peut justifier ses actes par une coutume qui s’imposerait à lui. Aura-t-il une foule pour se féliciter de son geste et faire la fête ; distribuer des friandises ?
    L’islam est né bien après l’apparition des deux autres branches du monothéisme, le judaïsme et le christianisme. Et le texte des deux premières est adressée à des hommes qui la vivent et l’interprètent dans leur quotidien.
    La Bible contient en elle-même la notion d’évolution comme celle d’interprétation car elle n’est pas donnée du ciel telle quelle, elle n’est pas directement dictée par Dieu et surtout pas « incréée ». (si, si, cette conviction existe ailleurs). La Bible est écrite par des hommes étant inspirés par leur Dieu, ce fait autorise à faire appel à l’esprit critique.
    Le Coran, lui, est donné telle quel, et ne peut être interprété. La nouvelle religion à ses débuts, est une civilisation conquérante, imposant ses croyances, assujettissant les populations au tribut et faisant régner un ordre islamique partout où elle prenait pied.
    J’ai cherché, jusqu’à chez Ibn Rushd, l’Averroès des Latins, ou appelé encore Ibn Rochd de Cordoue, en Andalousie, musulman courageux et ouvert à la culture hellénique de son temps qui, au Moyen Âge, a élaboré une théorie des relations entre la philosophie et la religion, la révélation et la spéculation. C’est un Islam spirituel et rationnel, en quête de vérité et de justification philosophique qui s’adresse alors à nous. Modéré et raffiné, que les Musulmans, ainsi que les chrétiens, donnent volontiers en exemple. Averroès, magistrat influent sépare radicalement raison et foi, Il enseigne que les lumières de la Révélation ne sont accessibles qu’à l’intellect actif, donc à la raison.
    Certains ( wikipedia Majid Fakhry) vont jusqu’à le décrire comme l’un des pères fondateurs de la pensée laïque en Europe de l’Ouest. Condamné en son temps par la religion musulmane qui lui reproche de déformer les préceptes de la foi, Averroès doit fuir, se cacher, vivre dans la clandestinité et la pauvreté.
    J’ai cherché, en vain, à proposer un chemin, un exemple musulman, qui rejette et condamne le djihad… Mais l’Averroès, ne s’en distingue pas. J’ai sûrement été inattentif ! Un « Islam moderne » peut-il dépasser l’Averroès?
    L’Islam, aujourd’hui, en Occident, peut-il se distancier de ses fondamentaux et d’un enseignement, d’une autre époque, pré-moderne, et faire sien les règles et valeurs du pays d’accueil, pour construire un vivre ensemble compréhensible, un monde convivial et paisible?

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