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Ministre de la coopération régionale israélien, Tzachi Hanegbi est membre du Likoud, la formation de Benyamin Nétanyahou. C’est aussi l’un des responsables les plus proches du premier ministre. A la suite de la déstabilisation politique du Liban, provoquée par la démission du premier ministre Saad Hariri, sous la pression de l’Arabie saoudite, le gouvernement israélien suit de près les événements dans le pays voisin. Dans un entretien au Monde, Tzachi Hanegbi explique la détermination israélienne à faire face à la montée en puissance régionale de l’Iran.

L’Arabie saoudite essaie-t-elle de pousser Israël à une nouvelle guerre contre le Hezbollah ?

Je ne crois pas qu’ils avaient Israël en tête en prenant leurs récentes décisions. Ils aimeraient réduire l’hégémonie croissante de l’Iran et du Hezbollah au Liban, c’est leur stratégie. Lorsque le Hezbollah est accusé de ruiner le futur du Liban, il devient moins enthousiaste pour initier une escalade qui pourrait déboucher sur une confrontation, et donc sur la dévastation du pays. L’Arabie saoudite n’a pas vraiment la capacité de se confronter au Hezbollah. Ils ne vont pas envoyer des troupes. Mais ils sont probablement très frustrés par son hégémonie au Liban.

Il semble que les lignes rouges israéliennes, par rapport à la situation sécuritaire en Syrie et au Liban, ont beaucoup bougé…

Nous avons de nouvelles lignes rouges car il y a de nouvelles agressions venant de la scène syrienne, dues aux intentions iraniennes d’implanter des bastions à nos frontières. Il y a une raison pour laquelle nous ne sommes pas plus précis : c’est pour garder une flexibilité. Nous n’aimons pas les menaces vides. Mais quand on voit l’Iran à nos frontières, c’est un casus belli. On ne peut pas juste condamner et fermer les yeux.

Auparavant, nos lignes rouges en Syrie étaient le trafic d’armements lourds [au profit du Hezbollah], les armes…

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