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INFOGRAPHIE – De même qu’al-Qaida a survécu à la guerre de l’après 11 septembre 2001, l’insurrection djihadiste se poursuivra au Moyen-Orient et au-delà.

• Après la fin de l’EI, quelle stratégie pour les terroristes islamistes?

Il aura fallu trois ans pour mettre fin au djihadisme étatique et faire chuter Mossoul et Raqqa, les capitales du califat de Daech au Levant. Mais si l’extrémisme sunnite, dont les tentacules empoisonnés voulaient renverser le pouvoir syrien et s’emparer d’une partie de l’Irak, a subi une lourde défaite, l’engrais qui l’a fait pousser sur les terres du Moyen-Orient demeure. «Le terrorisme est un défi mondial qui ne sera en rien réglé par la chute de Raqqa. Le vrai combat oppose l’islam des Lumières à celui des ténèbres, à l’obscurantisme», affirmait Alain Juppé, à l’occasion d’un déjeuner avec l’Association de la presse diplomatique.

«Sans une formule politique ambitieuse, sans une gouvernance incluant les minorités, sans un traitement des racines du terrorisme islamiste, la guerre contre Daech ne sert à rien !»

Joseph Bahou, spécialiste de la Syrie et chercheur à la Fondation Carnegie

En marginalisant les populations sunnites, les régimes de Damas et de Bagdad avaient nourri la révolte levantine. Le rôle des milices chiites dans les combats à Mossoul en Irak, le maintien de Bachar el-Assad en Syrie et l’influence grandissante de l’Iran dans les deux pays n’est pas de nature à rassurer les minorités. «Sans une formule politique ambitieuse, sans une gouvernance incluant les minorités, sans un traitement des racines du terrorisme islamiste, la guerre contre Daech ne sert à rien!» prévient Joseph Bahou, spécialiste de la Syrie et chercheur à la Fondation Carnegie.

D’autres facteurs …

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