La source de cet article se trouve sur ce site

Une foule importante s’est rassemblée le 11 novembre à Gaza à l’occasion du treizième anniversaire de la mort du leader historique palestinien.

Un signe supplémentaire du nouveau rapprochement très fort à l’œuvre depuis un mois entre le Fatah, dont Arafat était le fondateur, et le Hamas, qui dirige Gaza.

Des supporteurs du Fatah rassemblés le 11 novembre 2017 à Gaza à l’occasion du treizième anniversaire de la mort de Yasser Arafat. / MAHMUD HAMS/AFP

Treize ans après sa mort, Yasser Arafat demeure une figure tutélaire que nombre de Palestiniens continuent de célébrer. Et peut-être, à nouveau, une figure rassembleuse pour leur peuple.

Décédé en France en 2004, Arafat était l’un des artisans, aux côtés de l’ex-président israélien Shimon Peres et de l’ex-Premier ministre Yitzhak Rabin, des accords d’Oslo qui prévoyaient à terme la création d’un État palestinien. Les trois hommes avaient obtenu le prix Nobel de la paix en 1994.


Un « festival de l’unité » palestinienne

Ce samedi 11 novembre, ils étaient plusieurs dizaines de milliers, 100 000 selon les organisateurs, à s’être rassemblés de très bonne heure sur la place Saraya, à Gaza à l’occasion de l’anniversaire de la mort du fondateur du Fatah, qu’il dirigea jusqu’à sa mort.

Les participants à ce « festival de l’unité », brandissaient des drapeaux palestiniens ainsi que des pancartes appelant à l’unité et des photos d’Arafat mais aussi de l’actuel président palestinien et dirigeant du Fatah, Mahmoud Abbas.

Une telle commémoration aurait été inimaginable il y a ne serait-ce que quelques mois. Yasser Arafat fut en effet aussi dirigeant historique de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui regroupe plusieurs organisations palestiniennes dont le Fatah ou le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), mais pas le Hamas, qui gouverne à Gaza.

Les deux factions politiques rivales, Fatah et Hamas, étaient même en conflit depuis 2007, lorsque le mouvement islamiste avait pris le contrôle de Gaza et évincé par la force le Fatah, au prix d’une quasi-guerre civile.

Accord de réconciliation

À ce titre, ce rassemblement, première commémoration officielle autour d’Arafat organisée dans l’enclave de Gaza depuis dix ans, est un signe de plus que les relations entre le Fatah et le Hamas s’améliorent considérablement.

Les participants au rassemblement n’ont pas manqué, de fait, de mettre en avant la nécessité de l’unité palestinienne. Le mois dernier, un accord de réconciliation a été signé, négocié par l’Égypte, en vertu duquel le Hamas devrait céder le pouvoir civil à Gaza avant le 1er décembre.

Mahmoud Abbas, lui, ne s’est pas rendu à Gaza depuis 2007. Dans un discours préenregistré, diffusé sur des écrans géants, il a pu ce 11 novembre rendre hommage à son prédécesseur. « Notre peuple palestinien, qui t’a toujours aimé comme un grand dirigeant, a toujours cet amour, ce respect et cette loyauté », a-t-il déclaré, ajoutant que les Palestiniens, qui tentaient de sceller leur réconciliation, voulaient accomplir le rêve d’Arafat « pour la liberté, la souveraineté et l’indépendance sur notre terre nationale palestinienne ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here