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Washington et Moscou bataillent pour contrôler l’or noir. Les Américains ont laissé fuir  les djihadistes de Raqqa qui auraient abandonné en contrepartie un site pétrolier majeur.  De leur côté,  les Russes déploient  des mercenaires pour garder les installations pétrolières reprises  à Daech.

Dans l’immensité du désert, entre champs pétroliers et sites mésopotamiens dominant l’Euphrate, se joue une grande partie de l’avenir de la Syrie. Le pays, ravagé par sept ans de guerre, restera-t-il uni en un seul bloc au fur et à mesure que Damas regagne du terrain sur Daech? Ou sera-t-il, lorsque les armes se seront tues, amputé de territoires tenus aujourd’hui par les forces kurdes pro-américaines dans le nord-est du pays?

Le long du fleuve qui s’écoule jusqu’à l’Irak voisin, l’armée syrienne, alliée à la Russie et à l’Iran, est en concurrence frontale avec des combattants kurdes et arabes (FDS), appuyés par les États-Unis, pour récupérer le terrain cédé par Daech. La dernière grande bataille se joue à Abu Kamal, ville frontière avec l’Irak, que des djihadistes cachés dans des tunnels ont reprise à Damas, le 11 novembre, quelques jours après l’avoir perdue.

Mais ces ultimes combats dans le désert cachent un autre enjeu plus important à terme. Un triple enjeu en fait: quel sera l’avenir des Kurdes syriens qui aspirent à une certaine autonomie? Que deviendront les bases américaines qui les protègent et qui contrôlera le pétrole, arme indispensable pour financer les ambitions des uns et des autres?

Dans le salon de sa maison près du quartier rebelle de Jobar à Damas, Naji Homsi déplie la carte des installations pétrolières dans cette région au centre de toutes les convoitises. «Regardez les pipelines, l’un part vers Homs à …

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