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Photos de Mehdi Nemmouche dévoilées le 1er juin 2014. — SIPA

Il a été transféré ce mercredi matin « sous haute surveillance ». Mehdi Nemmouche, auteur présumé de la tuerie du Musée juif de Bruxelles, a été mis en examen à Paris pour « enlèvement et séquestration en relation avec une entreprise terroriste » dans l’enquête sur les quatre journalistes français otages en Syrie en 2013-2014. Il est  soupçonné d’avoir été l’un de leurs geôliers.

Le djihadiste français, transféré de Belgique en France, était arrivé vers 10 heures sous escorte du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) au palais de justice de Paris pour être présenté à un juge antiterroriste.

« Il est peu probable que Mehdi Nemmouche s’exprime »

« Il est parti ce matin et il revient ce soir », a ajouté Eric Van der Sijpt, porte-parole du procureur fédéral belge. « Il est peu probable que Mehdi Nemmouche s’exprime lors de cette première comparution car nous n’avons pas eu accès au dossier », a déclaré son avocat Francis Vuillemin.

Le 24 mai 2014, un homme avait ouvert le feu dans le hall d’entrée du Musée juif de Bruxelles, tuant deux touristes israéliens, une bénévole française et un jeune employé belge. L’auteur présumé, Mehdi Nemmouche, djihadiste français radicalisé en prison et passé par la Syrie, avait été arrêté six jours plus tard à la gare routière de Marseille.

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Quelques jours après son arrestation, Didier François, Pierre Torrès, Edouard Elias et Nicolas Hénin, enlevés en Syrie en juin 2013 et libérés dix mois plus tard, avaient été interrogés par les services de renseignement français et l’avaient identifié comme l’un de leurs geôliers.

Nicolas Hénin l’a désigné comme étant « Abou Omar le cogneur »

En septembre 2014, Le Monde avait révélé la présence de Nemmouche auprès des quatre journalistes en Syrie. Certains d’entre eux s’étaient alors exprimés publiquement. Nicolas Hénin a raconté avoir été « maltraité » par Nemmouche, désigné comme « Abou Omar le cogneur », lorsqu’il était retenu notamment à l’hôpital ophtalmologique d’Alep, transformé en prison par le groupe État islamique. Il avait précisé avoir été, avec ses confrères, « en contact » avec le djihadiste « de juillet à décembre 2013 ».

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Didier François a, pour sa part, relaté que Nemmouche torturait des prisonniers syriens. « Il était malgré tout obligé de se comporter de manière plus maîtrisée avec les otages occidentaux », avait expliqué le journaliste, car « il avait des ordres ».

Nemmouche avait été extradé vers la Belgique en juillet 2014. En novembre 2016, la justice belge avait donné son accord à sa remise temporaire aux autorités françaises pour qu’il soit mis en examen dans l’enquête sur les ex-otages français.

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