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REPORTAGE – Unique porte de sortie pour les Palestiniens de Gaza souhaitant se rendre à l’étranger, le passage de Rafah reste clos malgré les promesses de réouverture nées de l’accord de réconciliation entre factions palestiniennes. Plus de 25.000 candidats au voyage sont contraints de patienter.

De notre envoyé spécial à Gaza

Le supplice enduré par Alaf al-Saafini n’est pas sans rappeler celui de Tantale. Depuis qu’elle a décroché en 2015 son diplôme de médecin à l’université islamique de Gaza, l’élégante jeune femme a plusieurs fois cru que le sort lui tendait la main. Il y eut d’abord cette bourse inespérée pour aller poursuivre ses études à l’hôpital universitaire de la Charité, en Allemagne, à laquelle elle dut renoncer faute de pouvoir s’extirper de l’enclave palestinienne. Puis, au printemps dernier, cette offre d’emploi à Dubaï. Visa en poche, elle prépara ses valises, déboursa les 1 700 dollars requis pour valider sa formation et inscrivit son nom sur la longue liste de ceux qui entendent gagner l’Égypte par le terminal de Rafah. Mais une fois encore, le siège hermétique imposé à la bande de Gaza contraria ses plans. «Après plusieurs mois d’attente, on m’a appelée le samedi 14 octobre pour m’informer que je pourrais passer le lendemain», se souvient la jeune femme, qui sortit alors faire d’ultimes emplettes avant le grand voyage. «Comme je pénétrais dans un magasin, poursuit-elle, les gens autour de moi se sont mis à parler d’un attentat qui venait d’être commis dans le Sinaï. On a appris dans la foulée que l’Égypte avait décidé de reporter l’ouverture du point de passage. À bientôt 30 ans, j’ai vu ce jour-là mes espoirs partir en fumée…»

Prisonniers dans l’enclave

Pris au piège d’un territoire sous blocus …

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