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Lors d’une interview à la télévision égyptienne et en marge de la conférence des ministres des affaires étrangères de la Ligue arabe au Caire, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a nié un quelconque rapprochement entre son pays et Israël …

Adel al-Jubeir 

Et pourtant, le journal libanais Al-Akhbar a rapporté la semaine dernière que le gouvernement saoudien envisageait une normalisation des relations avec Israël en préambule du programme de paix au Moyen-Orient prévu par l’administration Trump. Jeudi dernier, le journal britannique Daily Mail a rapporté que le roi saoudien Salman avait l’intention de démissionner et d’installer son fils, le prince héritier sur le trône qui, une fois roi, solliciterait l’aide de l’armée israélienne pour écraser le Hezbollah, mandataire de l’Iran au Liban. Toujours jeudi, Gadi Eizenkot, le Ramatkal (chef d’Etat Major israelien)  qui  donnait une interview à Elaph , un journal saoudien basé à Londres, a appelé à une nouvelle coalition régionale pour contrer l’influence et les menaces croissantes de l’Iran au Moyen-Orient. Il a déclaré qu’Israël était prêt à partager son intelligence avec les Etats arabes modérés, y compris l’Arabie Saoudite. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou lui-même a  déclaré à la Knesset la semaine dernière: « Pour des raisons évidentes, je ne peux pas décrire tout ce que nous faisons pour resserrer les liens avec les différents états de notre région ».

« Il n’y a pas de relations normalisées entre Israël et l’Arabie Saoudite. Seule l’initiative de paix arabe fixée lors du sommet de la Ligue arabe à Beyrouth en 2002 constitue une feuille de route de la normalisation des relations entre Israël et les pays arabes » vient de déclarer Adel al-Jubeir en marge de la conférence des ministres des affaires étrangères de la Ligue arabe au Caire.

Rappelons ici que cette initiative de paix arabe qui serait la clé de la normalisation des relations entre Israël et 22 pays arabes impose à l’Etat Juif un retrait  de Judée et de Samarie  mais aussi et surtout le «droit au retour» de millions de descendants Arabes de Judée Samarie qui ont fui Israël en 1948. Et c’est principalement dans ce dernier point que réside l’achoppement avec Israël.

Mais lors de son interview à la télévision égyptienne, le ministre saoudien a cependant été confronté à des rapports selon lesquels les Etats Arabes seraient prêts à assouplir les conditions stipulées dans l’initiative de paix arabe.

« Les termes arabes sont clairs: deux états, dont l’un est palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale », a répondu le ministre au journaliste égyptien. Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir  a également commenté les défis sécuritaires et politiques auxquels son pays est actuellement confronté en precisant les priorités saoudiennes et en minimisant l’importance de la scission avec le Qatar. « La crise avec le Qatar n’est  pas grave et ne devrait pas être surestimée » a-t-il déclaré. « Nous avons des problèmes plus importants à traiter, notamment l’interférence de l’Iran dans la région, le danger que ses plans nucléaires posent, son parrainage du terrorisme ainsi que son programme de missiles balistiques. » a poursuivi le ministre avant de conclure : « La question de la stabilité irakienne est aussi beaucoup plus importante que la question qatari. Résoudre la crise syrienne est également d’une grande importance. Le Yémen, la Libye, le terrorisme et l’extrémisme en général sont des sujets importants, alors que le problème du Qatar est insignifiant ».

 

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