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Les médias du monde entier font leurs gros titres, depuis vendredi, sur les derniers développements du nouveau scandale qui vient d’exploser à Washington, susceptible de mener à la destitution de Donald Trump, selon une pléiade de commentateurs.



(le parjure Flynn et son mentor Kushner)

L’élément déclenchant en a été l’aveu, par l’ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, un militaire de carrière, du fait qu’il avait menti au FBI sur ses relations avec la Russie.

Mais les détails de ses aveux sur ses contacts avec des officiels russes n’ont aucun rapport, en tout cas pour le moment, avec les rumeurs, quelque peu aberrantes –ce qui ne les a pas empêchées d’être reprises en boucle pendant des mois,- sur un éventuel « trucage » de l’élection présidentielle américaine par Vladimir Poutine.

De fait, les deux aveux rendus publics par Flynn, qui a décidé de plaider coupable et qui encourt une peine de quelques mois de prison dans le pire des cas, concernent bien des contacts avec l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis Serguei Kislyak, mais au mois de décembre 2016.

C’est-à-dire à un moment où Trump est déjà élu président depuis le mois de novembre, mais où son prédécesseur Barack Obama est toujours aux commandes, jusqu’à la passation de pouvoir entre les deux hommes en janvier 2017.

Flynn admet qu’il a menti, lorsqu’il a été interrogé par la police fédérale il y a quelques mois, sur la réalité et le contenu de ses rencontres avec Kislyak au cours de cette période dite de transition.

Flynn a précisé qu’il était mandaté par quelqu’un « de l’entourage immédiat » du président-élu, que des médias aussi peu suspects de sympathie pour la cause palestinienne que l’agence Bloomberg, le New York Times ou la chaîne CNN ont rapidement été identifié comme étant Jared Kushner, gendre de Trump et surtout représentant direct de Netanyahou auprès du président-élu.

Cornaqué par Kushner, Flynn a demandé deux choses à Kislyak .

D’abord, de ne pas exercer de représailles après l’annonce, par Obama, de l’expulsion de deux diplomates de la mission russe à Washington. Contrairement aux habitudes dans ce genre de guéguerre, le Kremlin n’a effectivement pas bougé, et l’on se perd en conjectures sur l’intérêt que pouvait avoir l’équipe Trump avec une telle démarche.

On ne peut en dire autant de la deuxième tentative de Flynn auprès de Kislyak , dont l’objectif était clair : tenter d’obtenir des Russes –et apparemment aussi des autres membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU ayant droit de véto : Royaume-Uni, Chine, France, même si aucun détail n’a filtré sur ce point- qu’ils sabotent un projet de résolution condamnant la colonisation israélienne des territoires palestiniens occupés, alors même que l’espionnage israélien savait que pour la première fois depuis 35 ans, les Etats-Unis, toujours dirigés par Obama à cette date, n’y opposeraient pas leur traditionnel véto.

Mauvaise pioche ! Le 23 décembre 2016, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies adopte, par 14 voix pour (dont celles de la France, du Royaume-Uni, de la Chine et de la Russie), 0 contre et 1 abstention (celle des Etats-Unis) sa résolution 2334 condamnant la colonisation de Jérusalem-Est et plus généralement de la Cisjordanie occupée. Netanyahou, furieux, avait alors sorti une nouvelle fois son couplet sur l’antisémitisme de la terre entière.

Le procureur qui a mis Flynn en examen a indiqué que l’instruction n’était pas close, et qu’il voulait remonter jusqu’au donneur d’ordre : Kushner, le jeune poulain de Netanyahou, sera très bientôt sur la sellette, admettent maintenant une bonne partie des médias étatsuniens.

CAPJPO-EuroPalestine

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