La source de cet article se trouve sur ce site

Dans les années 1970, l’avocat avait disparu pendant huit ans sans jamais dire où. Sur Canal+, le réalisateur Barbet Schroeder dévoile le mystère.
Le 24 mai 1970, alors qu’il était attendu à Paris, l’avocat Jacques Vergès disparaît, provoquant l’inquiétude de sa famille. Le lendemain, l’un de ses proches, Jérôme Lindon, directeur des Éditions de minuit, rapporte un message de l’avocat assurant qu’il « est en bonne santé et libre ». Mais Jacques Vergès ne réapparaîtra que huit ans plus tard. Dans un entretien qu’il avait accordé au Point en mars 2013, quelques mois avant sa mort, il racontait : « Un soir de mars, ma porte s’est ouverte et le vent m’a soufflé : Pars !, et je suis parti pour des aventures qui ont duré neuf ans. »
Des aventures sur lesquelles il avait gardé le mystère jusqu’à sa mort. Mais dans l’émission Clique Dimanche diffusée sur Canal+, Barbet Schroeder a levé le voile.
Il est carrément devenu militant.
Le réalisateur allemand avait consacré un documentaire à l’avocat en 2007 : L’Avocat de la terreur. Interrogé par Mouloud Achour, Barbet Schroeder affirme avoir la clef du mystère, une thèse qu’il avait évoquée dans son film sans pouvoir s’y appesantir. « Il était avec Wadie Haddad, avec les Palestiniens les plus sanguinaires et les plus intelligents. Et le jour où Wadie Haddad est mort, deux jours après, il était de retour à Paris. […] Il est sorti de son rôle d’avocat et il est devenu carrément militant. » Combattant palestinien et créateur du Mouvement nationaliste arabe dont une partie deviendra le Front populaire de libération de la Palestine, Wadie Haddad est derrière plusieurs détournements d’avion dans les années 1970. Il est mort le 28 mars 1978.
Katanga, Cambodge ou Palestine
Ces années de disparition de l’avocat avaient donné lieu à de nombreuses suppositions, Jacques Vergès n’ayant jamais fait mystère de son engagement pour certaines causes, parfois controversées. Était-il au Katanga pour une histoire d’argent, avec les Khmers rouges au Cambodge, à Cuba ou bien en Palestine ? « J’étais un peu partout. Parti vivre de grandes aventures qui se sont soldées en désastre, expliquait-il en 2013. Nombre de mes amis sont morts, et, pour les survivants, un pacte de silence me lie à eux. » L’avocat confiait être parti pour une destination « très à l’est de la France ».
Source :
http://www.lepoint.fr/societe/le-dernier-secret-de-jacques-verges-04-12-2017-2177053_23.php

Fiche Wikipedia
Wadie Haddad (en arabe : وديع حداد), né en 1927 à Safed et mort le 28 mars 1978 en RDA, également connu sous son nom de guerre Abou Hani, était un militant palestinien particulièrement actif dans les années 1960 et 1970.
Haddad est un chrétien-orthodoxe né à Safed dans l’actuel Israël. Durant la guerre israélo-arabe de 1948, sa famille est contrainte de se réfugier au Liban.
Il étudie la médecine à l’université américaine de Beyrouth, où il rencontre d’autres militants palestiniens comme Georges Habache et le syrien Constantin Zureik.
Ils créent ensemble le Mouvement nationaliste arabe (MNA), un mouvement politique panarabe, nationaliste, socialiste et révolutionnaire qui a pour objectif l’unification du monde arabe, et la libération de la Palestine.
Après avoir reçu son diplôme, il établit une clinique à Amman en Jordanie avec Georges Habache. En 1956, ils travaillent ensemble avec les médecins des Nations unies, (UNRWA), mais il est arrêté par la police jordanienne en 1957 en raison de ses activités politiques.
En 1961, il parvient à s’évader de prison et il trouve refuge en Syrie. En 1963, il plaide pour une confrontation militaire directe entre les forces arabes et israélienne, il parvient également à militariser le MNA.
Après la guerre des Six Jours en 1967, l’aile palestinienne du MNA devient le Front populaire de libération de la Palestine, un mouvement marxiste radical. Habache en devient son premier dirigeant. Haddad est quant à lui responsable de plusieurs attaques de l’organisation sur des cibles israéliennes.
Il soutient le détournement de l’avion israélien El-Al par des militants du FPLP (dont Leïla Khaled).
Il continue à défendre la stratégie du détournement d’avion, en dépit des critiques formulées contre le FPLP au sein de l’OLP.
En 1970, des militants du FPLP – dont Leïla Khaled – détournent un avion et le font atterrir en Jordanie. Après avoir vidé l’appareil des passagers ils font exploser l’avion. Cette exploitation du territoire jordanien par des militants palestiniens, et les attaques incessantes du FPLP contre la monarchie hachémite jordanienne provoquent la répression de Septembre noir.
Les organisations de l’OLP sont expulsées de Jordanie, et Haddad est critiqué par les cadres et les membres du FPLP. Ils demandent à Haddad de ne pas monter des opérations en dehors du territoire israélien, mais il passe outre cette demande en créant le Front populaire de libération de la Palestine – Opérations externes (FPLP-OE).
Il a également utilisé les services du terroriste Carlos pour des opérations militaires. Carlos est contraint de quitter le FPLP en 1975, Haddad l’accusant d’avoir refusé d’exécuter deux otages ou d’avoir accepté de prendre l’argent de la rançon lors de la prise d’otages du siège de l’OPEP à Vienne, le 22 décembre 1975.
En juin 1976, il organise le détournement du vol 139 d’Air France Tel Aviv – Paris après l’escale d’Athènes, avec l’aide de Wilfried Boese, membre des Cellules révolutionnaires allemandes. L’avion est détourné sur Entebbe, détournement mis en échec par le raid d’Entebbe mené par les commandos israéliens. Haddad se fait expulser de l’organisation après cette opération.
Il meurt le 28 mars 1978 en République démocratique allemande, officiellement d’une leucémie, mais empoisonné par le Mossad pour certains

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here