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Le président français Emmanuel Macron, qui nous avait habitués jusqu’à présent à un alignement complet sur le lobby israélien, a pris position publiquement, lundi soir, contre le projet prêté à Donald Trump de transférer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem.


Ce transfert, réclamé à cor et à cri par les dirigeants israéliens, constituait une promesse faite à ces derniers par Donald Trump pendant sa campagne électorale de 2016, au mépris du fait qu’il serait une violation flagrante du droit international.

Surtout, cela reviendrait à planter le dernier clou dans le cercueil du « processus de paix israélo-palestinien », devenu depuis bien longtemps un cadavre, mais dont le décès n’a pas été prononcé, tant la fiction de son maintien est utile à la poursuite de l’écrasement du peuple palestinien.

Ces subtilités passent sans doute au-dessus de la tête du président-pitre étatsunien, qui a aligné son agenda sur celui du gouvernement des Netanyahou, Bennett, Lieberman et autres génocidaires.

Mais ailleurs à Washington, notamment au niveau de l’armée, d’autres responsables crient « casse-cou » en faisant valoir que la négation de tout droit aux Palestiniens, et dans une large mesure aux musulmans, sur l’avenir de Jérusalem/Al Qods, va accroitre le chaos régional et international dans des proportions insoupçonnables.

D’où la valse-hésitation de Trump : ce dernier a refusé, lundi, de signer le décret prolongeant de six mois le maintien de son ambassade à Tel-Aviv, comme l’y oblige pourtant la législation américaine, mais sans pour autant annoncer le transfert à Jérusalem.

C’est dans ce contexte qu’est intervenue la prise de position de Macron, rendue publique lundi soir par un communiqué du Palais de l’Elysée. Dans ce texte, le président français met en garde son homologie américain contre toute initiative unilatérale, et souligne qu’il n’y aura pas de paix entre Israël et Palestine sans reconnaissance de Jérusalem comme capitale de ces deux Etats. Telle était la situation mardi en cours de journée.

On ne peut que saluer la réaction réaliste du président français. Mais alors pourquoi, dans ce même contexte, accueillir à bras ouverts, comme il prévoit de le faire dimanche 10 décembre (Journée Internationale des Droits de l’Homme, soit dit en passant), le bourreau de la Palestine, Benjamin Netanyahou ?

NON A LA PRESENCE DU BOUCHER DE LA PALESTINE A PARIS

MANIFESTATION, SAMEDI 9 DECEMBRE A 14 HEURES

PLACE DE LA RÉPUBLIQUE !

CAPJPO-EuroPalestine

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