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“On ne règle pas les problèmes en répétant les mêmes expériences qui ont échoué, ni en faisant les mêmes analyses stratégiques qui n’ont pas marché”

C’est avec ces paroles de bon sens que le Président américain a prononcé, durant 12 courtes minutes très importantes, une déclaration de reconnaissance envers le peuple juif, et de sa légitimité tellement contestée sur sa terre – en fait la seule nation au monde dont la légitimité est encore contestée.

Trump a rappelé que depuis 1995, tous ses prédécesseurs se sont abstenus de déclarer Jérusalem comme capitale d’Israël, et ont refusé de déplacer l’ambassade en pensant que cela aiderait à atteindre la paix, et Trump a pris ici les Américains, le monde et la diplomatie à témoin qu’après plus de 20 ans de ce choix, les parties ne sont pas plus proches de la paix aujourd’hui qu’il y a 20 ans.

“Il faudrait être fou pour penser qu’en répétant exactement la même formule, on obtiendrait un résultat différent ou meilleur”, a dit le président.

C’est avec ce raisonnement logique et cohérent que Trump a donc annoncé qu’il fallait tenter une nouvelle approche pour atteindre la paix, et “qu’il est temps de reconnaître officiellement Jérusalem comme la capitale d’Israël”. C’est la reconnaissance par les Etats-Unis de la réalité sur le terrain que Jérusalem a toujours été depuis 1948 la capitale d’Israël, et c’est aussi pour cela, explique encore Trump, qu’il donne l’ordre immédiat d’y déplacer l’ambassade américaine.

“Ma déclaration aujourd’hui marque le début d’une nouvelle approche du conflit entre Israël et les Palestiniens…”

“Israël est une nation souveraine qui a le droit, comme toutes les autres nations souveraines, de décider de sa propre capitale”, a ajouté Trump qui rappelle que jusqu’à ce jour, et selon les nations du monde, Israël n’avait pas de capitale.

Trump affirme également que sa décision est selon lui la meilleure solution pour les Etats-Unis, et pour la poursuite de la paix entre Israël et les Palestiniens. D’ailleurs il ne parle pas de Jérusalem comme d’une capitale indivise ou indivisible, laissant la porte ouverte à toutes les négociations futures, et ne se déclare favorable à la solution à deux Etats que si les parties jugent que c’est la meilleure solution, conformément à sa doctrine générale de non ingérence dans les affaires des autres nations, s’écartant des positions néo-coloniales des Européens qui s’estiment en droit d’imposer leur diktat à ceux qu’ils voient encore comme des Etats inférieurs et redevables : l’Afrique, le Moyen-Orient.

“Reconnaître le fait que Jérusalem est la capitale d’Israël dans la réalité est la condition nécessaire pour arriver à faire la paix”. Depuis 70 ans, détaille le président américain, Israël a installé dans sa capitale historique datant des temps anciens, le siège du gouvernement israélien moderne ; c’est la ville du parlement israélien, la Knesset, ainsi que de la Cour suprême israélienne ; c’est là que se trouvent la résidence officielle du Premier ministre, et celle du Président ; et les quartiers généraux de nombreux ministères.

“Depuis des dizaines d’années, les Présidents, les Secrétaires d’Etats, les militaires qui viennent en visite en Israël, rencontrent leurs homologues à Jérusalem.”

Durant les dernières soixante-dix années, les Israéliens ont établi à Jérusalem une ville libre pour les trois religions, pour que les pratiquants des trois monothéismes puissent librement pratiquer leur religion en paix. C’est un cas unique dans le tout Moyen-Orient, c’est la preuve au-delà des mots que seuls les juifs peuvent apporter les conditions de tolérance et de paix pour tous, tandis que toutes les autres options ne sont que promesses basées sur des suppositions et des rêves, rien de solide.

Conclusion :

Le Président Trump a fait là selon moi un court discours d’une immense importante symbolique, un témoignage concret de son amitié, et de l’amitié de l’Amérique pour Israël, et au delà, de respect du judaïsme et de son héritage multimillénaire. C’est un discours empreint de bon sens, d’une cohérence implacable et d’une logique extrêmement solide.

Ce que j’ai entendu ce jour est à l’opposé total des péroraisons et de la folie qui domine les médias, des propos dément qui donnent à penser que ces gens, les élites et les journalistes, vivent dans un monde à l’envers.

Ce que j’ai entendu ce jour sont les paroles d’un homme noble et plein de bon sens, qui a les pieds sur terre, la tête sur les épaules, et n’a pas froid aux yeux.

Ce que j’ai entendu sont les propos d’un président qui tient parole – je vous mets au défi de m’en montrer d’autres – et dites que je suis vieux jeu mais ça, dans le monde de folie dans lequel nous vivons, où plus personne n’a l’élémentaire respect de sa propre personne, où les politiques échangent leur dignité pour un mandat, une voiture de fonction et des courbettes éphémères, c’est une chose qui compte et qui a de la valeur.

Trump n’a pas non plus été impressionné par les menaces du monde. Comme il a eu raison !

Et pour tout vous dire, les Israéliens ne sont pas très inquiets des menaces des “jours de rage” promis par les Arabes palestiniens : ils cherchent encore en quoi cela sera différent des 365 jours qui viennent de passer, et des 365 jours qui les précédaient…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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