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Nour Tamimi, 20 ans, est l’une des deux protagonistes palestiniennes d’une vidéo devenue virale la montrant avec sa cousine, Ahed Tamimi, 16 ans, en train de frapper des soldats en Cisjordanie.

Une Palestinienne poursuivie pour avoir frappé des soldats israéliens a été relâchée vendredi 5 janvier d’une prison militaire israélienne en Cisjordanie occupée, après paiement d’une caution.

Nour Tamimi, 20 ans, est l’une des deux protagonistes palestiniennes d’une vidéo devenue virale la montrant avec sa cousine, Ahed Tamimi, 16 ans, en train de frapper des soldats en Cisjordanie. Dans cette vidéo filmée au téléphone portable le 15 décembre, on les voit approcher de soldats israéliens, qui se trouvaient dans la cour d’une maison. Les deux cousines leur disent de quitter les lieux, avant de les pousser, leur donner des coups de pied et les frapper.

Arrêtée le 20 décembre, Nour Tamimi a été mise en examan dimanche pour agression aggravée d’un soldat et atteinte à des soldats en fonctions, selon l’acte d’accusation. Elle a été relâchée dans son village de Nabi Saleh contre le versement d’une caution de 5 000 shekels (1 200 euros) et après le rejet par un tribunal militaire israélien siégeant en Cisjordanie d’un appel du procureur contre sa libération, a fait savoir son père, Naji Tamimi.

Un garant s’est en outre engagé à ce qu’elle comparaisse devant le tribunal à partir du 12 février, a affirmé son avocate Gaby Lasky. Nour Tamimi devra en outre d’ici là se présenter à un commissariat de la police israélienne tous les vendredis à midi.

Deux personnes toujours en détention

Les deux soldats étaient dans la cour d’une maison pour empêcher des Palestiniens de jeter des pierres sur des Israéliens à proximité, selon l’acte d’accusation. La famille d’Ahed Tamimi affirme que l’incident avait eu lieu dans la cour de leur maison.

Les soldats, lourdement armés, apparaissent eux impassibles face à ce qui semble relever davantage de la provocation que de la volonté de faire mal. Puis ils s’éloignent dès l’arrivée de la mère d’Ahed. Ahed Tamimi apparaît comme la plus agressive des deux jeunes femmes dans la vidéo.

Le tribunal militaire d’Ofer a retenu lundi 12 chefs d’accusation contre Ahed Tamimi et cinq chefs d’accusation contre sa mère, Nariman. Toutes les deux demeureront en détention jusqu’à au moins le 8 janvier, date d’une nouvelle audience.

Arrêtée le 19 décembre, Ahed Tamimi est devenue pour les Palestiniens une icône de la lutte contre l’occupation israélienne. Elle s’est fait connaître dans des confrontations avec l’armée. Les médias israéliens la qualifient de « provocatrice ».

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