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De Meir Ben-Hayoun.

Si on m’avait chargé de produire un documentaire sur l’Alyah de France, voilà quelles auraient été les idées directrices
Tout d’abord, en point de départ: toutes les ethnies juives en Israel sont magnifiques quand on se donne la peine de les connaitre. Par exemple, alors qu’il y avait beaucoup de préjugés envers les Olim de Russie, plus de 50% sont des goyims, etc; quand on les cotoie de près, ce sont des gens extraordinaires qui en dépit de 70 ans d’un régime d’oppression en sont sortis pas trop abimés et avec toute leur dignité juive.
Quant à la Alyah de France aujourd’hui, elle fournit le plus grand nombre de combattants parmi les hayalim bodedim issus des communautés juives des pays occidentaux et ce depuis de nombreuses années. Rien que dans Golani, ce sont des centaines de jeunes Olim de France qui ont servi et participé aux guerres et combats face aux Arabes. Certains d’entre eux sont malheureusement tombés au combat et il est question de monter un monument pour les commémorer.
Les deux combattants légendaires d’Israel tombés ces dernières années (comme Yoni Netanyahou en son temps) sont des Olim de France arrivés enfants en Israel, le lieutenant colonel de la sayeret Matkal Emmanuel Moreno tombé lors d’une opération spéciale à Baalbek en aout 2006 et le super combattant du yamam Pascal Abrahami tombé au Nord d’Eilat lors d’une offensive terroriste de grande échelle le 18 aout 2011; Pascal hy’d était le fils de notre ami Monsieur Elyahou Abrahami de Guilo. Aujourd’hui, il est un exemple pour les jeunes du pays.
Au sein des Olim de France seconde génération, on ne compte plus les officiers d’unités spéciales au dessus du grade de major. Il n’est pas interdit de penser que dans peu d’années, le chef d’Etat major sera un fils de l’Alyah de France. Lorsque le régiment des commandos réunissant les unités spéciales de douvedevan, egoz, maglaine et rimon a été érigé par le chef d’Etat major Gadi Azencot, à sa tête, a été affecté le colonel David Zini, fils d’un Oleh de France, le Rav Zini d’Ashdod et petit fils du regretté Grand Rabbin Meyer Zini qui était bien connu à Paris. Ce régiment est désormais le régiment d’élite par excellence de Tsahal Chez beaucoup de nos amis, énormément de fils de l’Alyah de France sont de cet accabit.
En Judée Samarie et dans la Bande de Gaza avant la tragédie de la destruction des yshouvim, la contribution de l’Alyah de France à cette saga a été primordiale.
A cet égard, pour évaluer une vague d’Alyah, c’est sur du long terme, sur un laps de temps d’au moins vingt ans. Par conséquent, il est encore trop tôt pour tirer les conclusions pour la vague d’Alyah des années 2000. Ce qu’il y a de certain, c’est que l’Alyah de France depuis 1967, c’est une réussite inouie avec des personnages de proue extraordinaires qui nous ont quittés comme le Rav Léon Ashkénazi, Manitou, zatsal. Il s’était battu jusqu’à en perdre la santé et partir plus tôt pour appeller de toutes ses forces le judaisme de France à la Alyah.
Par son action sysyphienne, Manitou avait semé les graines, mais il n’a pas vécu assez longtemps pour en voir la récolte magnifique, l’Alyah massive des années 2000.
Dans le Hi Tec qui est la success story israélienne que le monde entier nous envie, le président Hollande lors de sa visite officielle en Israel en 2013 l’avait remarqué et il espérait en récolter les dérivées, les jeunes de l’Alyah de France dans le succès du Hi Tec est tout simplement impressionnant. Prenez mon cas personnel comme exemple, nous sommes trois frères dont deux (pas moi) sont des chercheurs dans des entreprises hi tec de premier plan comme énormément de nos Olim. Ceux qui connaissent mes frères peuvent le confirmer.
Les toubibs, les chercheurs, les dentistes, les avocats de l’Alyah de France, et les entrepreneurs qui se démènent inlassablement pour créer, pour innover, prenant des risques en montant un commerce ou une entreprise, c’est ça l’Alyah de France. Des gens qui se cassent la tête même quand la bureaucratie encrassée ne veut pas les laisser exercer leurs talents, ils ne lâchent pas prise comme ces magnifiques infirmières juives de France qui feraient n’importe quoi pour exercer leur métier très dur avec gardes de nuit et shabbatot consistant à soigner autrui, de véritables anges ces soeurs juives infirmières.
Et ces gens sont prêts à faire tous les sacrifices et au lieu de s’attrister lors des échecs, cela les remplit de joie et de force.
Si on me permet cette note pesonnelle, parfois, lorsque je faiblissais, c’est en voyant la vaillance des autres Olim que cela m’a inspiré de tenir le coup et ensuite d’en kiffer.
Baroukh hashem, comme toutes les Alyot, même celles qui se sont faites dans des difficultés énormes comme l’Alyah d’Afrique du Nord et des pays arabes dans les années 50, L’Alyah de tous les exils d’Israel est une histoire fantastique qui restera dans les livres d’histoire pour l’éternité, avec ses dérapages, drames et difficultés énormes, mais ses succès éclipsent les éclipsent. J’ajouterais que l’Alyah depuis le Retour à Sion de l’ère moderne à laquelle nous participons et en sommes les acteurs, elle est plus fantastique que la Sortie d’Egypte de nos ancêtres et nous continuons à la vivre au présent. Ce sont nos sages qui nous l’avaient prédit et nous sommes la génération privilégiée qui le concrétise. C’est Hakaddosh Baroukh Hou en personne qui nous a ramenés à Sion sur les ailes des aigles, les aigles étant les boeing d’EL AL. Il faut être aveugle pour ne pas le voir. Il est dommage que ce documentaire « Tsarfokayim » de la télé n’en ait pas fait état.
Voilà donc comment il aurait fallu dépeindre l’Alyah de France dont nous avons le privilège d’être ses fils, des acteurs et non des spectateurs.
Avec amour d’Israel
Meir Ben-Hayoun.

happywheels

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