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Auteur du « Guide des écosystèmes numériques mondiaux », Olivier Midière, ambassadeur du numérique au Medef, connait très bien l’environnement d’affaires israélien. Son passage à Tel-Aviv a marqué les esprits. Son esprit d’analyse est exceptionnel.  Dans une rencontre avec le JDN (1) il évoque la possibilité de créer un nouveau modèle d’innovation en France, mais aussi en Europe.

 JDN (1) . Qu’est ce qu’un écosystème numérique d’innovations ? Olivier Midière (Medef). C’est la réunion d’acteurs qui contribuent à la production numérique dans un pays. Cela intègre les agences d’innovations publiques, les collectivités locales, les incubateurs et accélérateurs, les financeurs (banques, VCs…), les universités, les instituts ou laboratoires de recherche, les entrepreneurs… L’idée du rapport était d’étudier comment fonctionnent tous ces acteurs ensemble.

 Ces écosystèmes sont par nature tous très différents…

Oui mais on observe tout de même deux grand modèles dominants. Le premier est le modèle technologique des Gafa qui ne partagent pas la valeur créée et qui veulent imposer la puissance technologique et financière en mettant la main sur un maximum de data. L’autre modèle, c’est celui des puissances technologique comme la Chine, la Russie ou le Japon où les entreprises leaders servent l’ambition de l’Etat. Entre ces deux modèles un autre pourrait se développer autour du bien commun et du développement humain. Il y a là une place à prendre que tous les pays du sud (Asie du Sud-Est, Amérique du sud, Afrique) attendent, car ils ne sont pas satisfaits des deux modèles qui leur sont proposés.

 Quels sont les écosystèmes les plus performants parmi ceux que vous avez visités ?

C’est un peu compliqué de parler de performance car il faudrait trouver une unité pour la mesurer. Et à part dans quatre pays où on peut mesurer l’apport de ces écosystèmes au PIB local, et qui donnent des résultats concrets en termes de création de valeur, il n’y a pas d’indicateur. Pour les autres pays, on peut évoquer le nombre de start-up créées, le montant de leurs financements, le nombre d’articles scientifiques publiés, le nombre de licornes engendrées… Mais c’est beaucoup moins concret. Les Etats-Unis mettent en avant leur nombre de licornes, mais combien gagnent de l’argent ? Combien d’emploi créent-elles ? Il faut donc trouver de nouveaux indicateurs pour mesurer par exemple le chiffre d’affaires réalisé sur la vente de datas, le dynamisme de systèmes d’open innovation… Et la France pourrait être un leader dans cette démarche au niveau européen.

(1) Source et copyrights; http://www.journaldunet.com

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