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Chasse à l’homme lancée dans toute l’Europe pour arrêter le réseau du terroriste de Manchester

Les services de renseignements et de sécurité britanniques se sont lancés dans une course contre la montre, mercredi 24 mai, afin d’empêcher des attentats terroristes supplémentaires et considérés comme « imminents », dans le pays, à la suite de l’attentat-suicide à la bombe de lundi à Manchester, qui a fait 22 morts et 64 blessés – dont 20 sont considérés comme en situation critique.

Les services de renseignements pensent à présent que le terroriste-suicide, Salman Abedi, 22 ans, a fabriqué ou demandé la fabrication (à un tiers) de plusieurs engins explosifs et qu’il les a fait parvenir à d’autres membres de ce réseau, afin qu’ils soient utilisés ou en vue d’ubne distribution ultérieure afin de commettre d’autres attentats. Ils sont parvenus à ces conclusions, à partir de preuves démontrant qu’il y avait eu plus qu’un seul engin découvert lors des fouilles à son adresse, dans un quartier du Sud de Manchester.

Pour la première fois depuis 2003, par conséquent, l’armée britannique est déployée dans des centre-villes à travers tout le Royaume-Uni. Le Premier Ministre Theresa May a élevé le niveau d’alerte terroriste mardi soir, au niveau « critique » et mobilisé 3.000 soldats pour procéder à des patrouilles en armes dans les villes et les centres de rassemblements de foules, les gares ferroviaires, les aéroports et les institutions publiques. Le Parlement et Buckingham Palace sont fermés aux visiteurs et encerclés par des hommes de troupe en armes.

Les services de sécurité et de renseignements britanniques reconnaissent bien volontiers que Salman Abedi était connu des services de police – mais qu’il n’était pas considéré représenter un « haut risque ». Le quartier du Sud de Manchester, où le terroriste conservait une de ses adresses valides, est connu comme l’antre d’au moins 16 extrémistes musulmans qui sont partis en Syrie. Certains y ont « été tués en combattant pour Daesh. Mercredi, cinq autres suspects ont été arrêtés au titre de leur collusion avec Abedi.

D’autres faits sont progressivement apparus de l’enquête sur le terroriste de Manchester, natif de cette ville et enfant de parents libyens qui s’est fait expulser de l’université après de années de cours, et qui indiquent qu’il est parvenu à échapper aux radars durant un certain temps, tout en rassemblant le matériel nécessaire à la confection de bombes. En effet, on a depuis lors, découvert qu’il avait pu librement circuler et voyager en Libye et qu’il n’est revenu à domicile que quelques jours avant de se rendre au Centre bondé  l’Arena de Manchester pour faire exploser de jeunes fans de musique de variété, sans jamais déclencher l’alerte rouge.

Les Britanniques sont aussi embarrassés par leurs divergences d’opinion avec les autorités françaises pour déterminer quelle est l’organisation terroriste qui dirige Abedi et ses complices, bien que l’Etat Islamique ait revendiqué cet attentat. Les responsables des services de renseignements anti-terroristes britanniques pensent qu’il appartenait au Groupe de Combat Islamique Libyen – le LIFG, dont l’un des dirigeants est réputé être un expert de la fabrication de bombes. Ce groupe est basé en Libye, où les parents et proches d’Abedi vivent encore. Son père et son frère y ont été arrêtés hier. Ayant ses racines historiques au sein d’Al Qaïda, le LIFG a combattu contre le colonel Kadhafi, et y a été réprimé, quand le régime était en palce. Certains de ses dirigeants qui se sont enfuis en exil ont atterri à Manchester.

Pendant ce temps, le commandant en chef du LIFG était le chef Jihadiste libyen Abdel Hakim Belhaj, arrêté puis relâché par les Américains. Les adjoints de Belhaj étaient Al-Mahdi Hatari, l’ancien commandant de la Brigade Tripoli) et Kikli Adem ( le fidèle bras droit de Belhaj, depuis les beaux jours du LIFG).

Cependant, les renseignements français disposent d’informations indiquant que le terroriste Abedi aurait employé son séjour libyen pour réaliser un autre voyage tenu secret en Syrie où il disposait de « relations démontrées et prouvées » avec l’Etat Islamique. Cette information a été relayée au Premier Ministre Theresa May par le Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et elle est en cours d’investigation par la partie britannique de l’enquête. Collomb a exhorté les deux pays à poursuivre étroitement  la coopération en matières d’efforts anti-terroristes, même si La Grande-Bretagne poursuit parallèlement ses propres efforts liés au Brexit pour sortir de l’Union Européenne.

Mais la priorité des priorités, pour les autorités britanniques est de déterminer qui a réellement fabriqué la bombe qui a provoqué un tel carnage et de localiser tout autre engin en circulation, qui puisse avoir été transmis à partir de l’adresse d’Abedi. Des caméras de surveillance en circuit fermé montrent Abedi en train de placer un sac à dois bourré d’explosifs sur le sol dans le foyer de l’Arena de Manchester, juste au moment où s’achève le concert d’Ariana Grande. La chasse à l’homme contre son réseau de soutien logistique s’est propagé à travers l’Europe occidentale.

La police locale est encore incapable de déterminer le nombre de personnes manquantes après l’explosion. Cependant, plus le temps passe avant qu’on puisse retracer leur itinéraire, moins il y a de chance de les retrouver en vie, puisque ceux qui se trouvaient très proches de l’explosion seront très difficiles à identifier.

DEBKAfile Reportage Spécial  24 mai 2017, 2:34 PM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

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