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Le prochain affrontement irano-israélien en Syrie pourrait se produire en fin avril-début mai

 

C’est, en tout cas, à ce moment-là que Téhéran tentera de déplacer une force chiite irakienne appuyée par les Russes, depuis le sud de l’Irak vers la Syrie et d’étendre ainsi son front anti-israélien.

Depuis que les forces aériennes israéliennes ont frappé une douzaine de cibles militaires syriennes et iraniennes, samedi 10 février, certains dirigeants israéliens rivalisent de discours plus bellicistes les uns que les autres (“Ils n’oubliero,t jamais la prochaine leçon qu’ils vont prendre” – Ministre des Transports et des Renseignements Yisraël Katz ; “”Nous ne laisserons pas l’Iran installer une commandement avancé”, Commandant du Front Nord de Tsahal, le Major-Général Yoël Strick)

Cependant, les plans que l’Iran a dans les cartons pour le prochain cycle d’affrontement pourraient les amener à mettre en oeuvre leurs avertissements, alors qu’au moins un de ceux-ci survient déjà après le fait accompli. En effet l’Iran dirige déjà trois  postes avancés de commandement en Syrie : un à Damas, un à Abu Kamal dans l’Est et un troisième dans une place forte à l’extérieur d’Alep.

Le prochain défi de l’Iran envers Israël sera probablement plus étendu que l’envoi d’un unique drone en intrusion et pourrait débuter loin de la frontière nord d’Israël. La Russie et l’Iran tentent de mettre sur pied un mouvement transfrontalier de troupes, sur deux routes, entre l’Irak et la Syrie, que les forces américaines en Syrie ont, jusqu’à présent, contrarié.

Les sources des renseignements militaires ont révélé que les Etats-Unis sont en voie d’établir une nouvelle “Force de Sécurité Frontalière” en Syrie, qui est composée essentiellement de combattants kurdes. L’Iran et la Syrie bâtissent et entraînent, pendant ce temps-là une “force d’élite de déploiement rapide” fondée sur des Chiites irakiens.

L’une de ses fonctions sera d’étendre le front contre Israël, à la fois en Syrie et au Liban. On peut s’attendre à ce que la traversée prochaine en Syrie de forces chiites soit utilisée pour détacher une section devant servir sur la frontière libano-israélienne. Le mois dernier, un chef de milice chiite irakien, Qais al-Khazali, chef du groupe paramilitaire irakien Asaib Ahl al-Haq, a voyagé jusqu’au Liban pour inspecter les positions israéliennes sur cette frontière.

Le groupe en question est composé de 5.000 combattants chiites, qui entreprennent une formation spéciale à l’entraînement pour le combat en Syrie. Ils ont été recrutés à partir de deux milices irakiennes chiites hautement performantes : l’une est le Harakat Hezbollah al-Nujaba, le mouvement des nobles du parti de Dieu (Allah) et est dirigé par le cheikh Akram al-Kaabi.

Il est composé de quatre sous-unités : Brigade Ammar Ibn Yasir, le Liwa al-Hamad –  la Brigade élue, le Liwa al-Imam al Hassan al-Mujtaba – de l’Imam Hassan l’élu, et la Brigade de Libération du Golan. L’autre milice est constituée par les forces  Abud al-Fadl al-Abbas.

La grosse différence entre cette force d’élite irakienne et les autres milices chiites que Téhéran déploie en Syrie est qu’elle sera équipée d’une force aérienne, selon les sources des renseignements militaires. Des officiers russes et iraniens de l’armée de l’air mettent au point une unité d’aviation légère, appelée le Directoire des Hélicoptères de combat, qui sera composée de dizaines d’hélicoptères d’assaut et de transport russes Mil Mi-17, ainsi que d’hélicoptères d’attaque iraniens Shaed 285.

Le noyau dur de cette nouvelle force est prévu pour être paré à se mettre en mouvement vers l’ouest, au cours du mois d’avril et il compte travers le sud-est de la Syrie, dans les régions d’Al Bukamal et Deir Ez Zor, vers le début mai au plus tard. Jusque-là, les forces américaines déployées dans l’ouest de l’Irak et le sud-Est de la Syrie, centrées sur Al-Tanf, ont utilisé les forces aériennes et le feu de l’artillerie lourde pour repousser l’avant-garde vers la frontière syrienne.

Un contingent des forces des opérations spéciales américaines a aussi entravé un mouvement en direction opposée des forces syriennes et du Hezbollah tentant de traverser l’Euphrate vers la rive Est, grâce à un pont flottant posé par les Russes. Ils se dirigeaient pour faire la jonction avec les milices irakiennes entrantes.

Cette opération américaine majeure qui impliquait des forces aériennes, de l’artillerie et des commandos a, en quelque sorte, été manquée par les hommes politiques et analystes israéliens qui ont commenté en soulignant à quel point les Américains auraient abandonné l’arène syrienne, quand ils évoquaient l’offensive aérienne israélienne de samedi dernier.

Malgré tous les efforts consentis pour bloquer les forces irakiennes et les empêcher d’atteindre la Syrie, celles-ci pourraient trouver une petite faille dans les 1.000 kms de long de la frontière irako-syrienne et réussir à se glisser à travers. Le gouvernement d’Israël et ses chefs militaires seront alors confrontés à une décision qui sera un peu plus difficile  à prendre que de détruire le poste de commandement mobile d’un drone iranien. Une partie de la difficulté viendra du fait qu’avant d’agir, Israël devra garder l’œil grand ouvert sur l’état des relations entre les Etats-Unis et la Russie, qui en sont à un point très bas en ce moment, et comment est-ce que cela se joue sur le terrain.

 Feb 12, 2018 @ 15:09 

Adaptation : Marc Brzustowski

The next Iranian-Israeli engagement in Syria is due in late April, early May

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