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Plus que centenaire, l’unique synagogue de Reims prend l’eau. Pour financer les lourds travaux à venir, un appel au mécénat est lancé.

Vous n’avez pas vu Rabbi Jacob ?! » s’étonne Julianne Unterberger face aux élèves de 6e du collège François-Legros. « Avant de rentrer dans une synagogue, il faut voir ce film, s’insurge gentiment la présidente de l’Acsir, Association culturelle et sociale israélite de Reims. Il date un peu, mais ça fait partie de la culture ! » Pour chacun des collégiens présents ce jour-là, cette visite du lieu de culte israélite est une première. « Beaucoup pensent que c’est fermé, mais tout le monde est le bienvenu, même pour assister à un office. » L’ancienne prof de maths de la fac des sciences de Reims dirige les visites depuis une quinzaine d’années. Elle prend toujours le même plaisir à guider les groupes. D’abord dans l’oratoire, une salle qui jouxte le bâtiment principal, où elle montre les précieux rouleaux de la Torah, le livre sacré du judaïsme, explique les bases de sa religion, l’histoire de Moïse, le Chabbat, le rôle du rabbin… Puis, comme un rituel, elle les invite à passer la porte principale de la synagogue. « Ils sont toujours subjugués, par les couleurs, la hauteur sous plafond, les nombreux motifs géométriques… Ça ne loupe pas : j’entends à chaque fois des «Oh, c’est magnifique !»  »L’alerte Rémoise, née en Tunisie et arrivée au début des années 1970 dans la cité des sacres, est intarissable. Elle décrit les piliers en métal « identiques aux fondements de la tour Eiffel », les lustres majestueux, les vitraux aux fins détails, la galerie des femmes à l’étage avec ses arcs-boutants, la décoration à l’orientale… Elle insiste beaucoup moins sur le plancher qui pourrit, les motifs et la peinture jamais restaurés après l’incendie de 2001 (lire par ailleurs) et surtout l’antique toiture percée.

Fuites et remontées humides

Les gros soucis ont débuté l’an dernier : l’orgue a d’abord rendu l’âme (lire par ailleurs)et puis, « un jour, après un gros orage, on s’est retrouvé avec 5 cm d’eau dans le centre communautaire voisin ». L’humidité arrive par en haut, donc, mais aussi par le sol. « Le parquet de la synagogue, pourtant entièrement rénové en 2004, noircit à de nombreux endroits. Il y a un défaut d’étanchéité. »

Contrairement à la plupart des églises catholiques qui sont propriété de l’État et des collectivités territoriales (depuis la fameuse loi de séparation des Églises et de l’État de 1905), les synagogues appartiennent aux communautés juives locales. C’est le cas de l’édifice de la rue Clovis. Face aux nombreux travaux à effectuer, des devis ont été dressés. « En plus des urgences à régler, il y a également des travaux de remise aux normes à programmer », poursuit Valérie Maison, chargée du dossier de recherche de subventions par le conseil d’administration de l’association cultuelle qui gère le bâtiment. Selon une première estimation, un minimum de 153 000 € serait nécessaire« Notre communauté n’arrive plus à faire face à toutes les dépenses. D’une part, comme partout, le nombre de juifs diminue et d’autre part, les bâtiments, qui ont tous été construits à peu près à la même époque, nécessitent tous d’importantes rénovations. Nous ne voulons pas perdre notre synagogue. Chez nous, c’est très important la transmission. On est aussi conscients qu’elle appartient au patrimoine rémois. Nous avons donc décidé de nous tourner vers le mécénat. » L’appel aux dons s’adresse aux juifs rémois – la ville compterait une centaine de familles juives qui fréquentent plus ou moins assidûment la synagogue – mais aussi à tous les habitants, particuliers et entreprises. « Il peut s’agir de dons financiers, d’heures de main-d’œuvre ou de dons de matérielEn contrepartie, les donateurs bénéficieront d’avantages fiscaux. » Ils verront également leur nom gravé sur une plaque de remerciement, promettent les deux représentantes de la communauté juive, « et seront invités à l’inauguration et à d’autres festivités. » Car le bâtiment n’est pas uniquement un lieu de culte, « nous y organisons beaucoup de rencontres, des conférences, des fêtes, des ventes de charité… c’est aussi un vrai lieu de vie. »

Renseignement au 06 23 56 56 82, au 06 80 36 63 02 ou par mail : vamaison@gmail.com

Source lardennais

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