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L’utilisation d’armes chimiques en Syrie. Le Conseil de sécurité s’est réuni, en vain.

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Vous connaissez l’histoire de l’homme inquiet qui se fait écraser en traversant la rue, alors qu’il téléphonait à son médecin.
Le monde est pareil.
Il s’inquiète d’une guerre, et c’est une autre qui l’emporte.
Il attend que les Français et les Américains punissent Bachar El Assad qu’ils accusent une fois de plus d’avoir gazé des civils. Le Conseil de sécurité s’est réuni, comme un tribunal des flagrants délits. Les preuves manquent, les témoins sont douteux.
Mais Bachar va le payer très cher promet Donald Trump. Faut que ça saigne. Il traite le Syrien d’animal. Est ce qu’il le compare à un reptile ou un insecte ? Depuis 2011, l’Occident échoue à abattre ce grand échalas de Bachar, à le mettre en cage à la Haye ou à l’empailler.
Sept ans que l’Occident s’indigne et complote. Sept ans de malheur.
Les armes chimiques ont bien empoisonné l’Occident.
Pas seulement Obama qui avait parlé de ligne rouge mais qui a refusé ensuite de l’assumer. Le parlement britannique aussi a reculé. François Hollande s’est résigné, évidemment. Mais Donald Trump aussi s’est fait piéger. Il y a un an, il lançait des Tomahawks sur les bases syriennes, après un bombardement supposé au Sarin.
Cela n’a pas suffi puisqu’il envisage de recommencer. La dissuasion américaine a été entamée. Pas la férocité des Syriens.

Français et Américains ont pourtant promis une riposte !

Elle ne changera pas le cours de la guerre.
Ceux qui l’ont gagné paradaient la semaine dernière à Ankara : Erdogan Poutine et Hassan Rohani. Le président iranien était le plus souriant. il dénonçait l’Amérique, c’est un réflexe. Il narguait Israël.
Aujourd’hui, il enterre quatre officiers de la force Al Qods, le corps d’élite des Pasdarans, qui ont été tués dans le bombardement de la base de Tiyas que le Iraniens partagent avec les Russes.
Hassan Rohani paye son arrogance.
Pas cher, c’est juste un acompte.
Les F15 israéliens qui ont tiré les missiles de croisière sont restés prudemment dans le ciel libanais. Ils reviendront. Ils connaissent le chemin. Ils ont déjà bombardé cette base, d’où avait décollé un drone iranien qui a survolé la Galilée. C’était le mois dernier.

Quelle est l’objectif des Israéliens ?

Les Israéliens refusent que les militaires iraniens s’installent à demeure en Syrie. Qu’ils y construisent leurs missiles. Qu’ils s’enkystent à la porte. Qu’on les distingue à la jumelle depuis le Golan.
Donald Trump a jeté l’éponge. Il trumpête contre Bachar mais il veut surtout rapatrier les 2000 Gi’s encore sur place. C’est une question de semaines. Aux yeux de Benyamin Netanyahu, il s’agit d’une capitulation. Elle va précipiter la nouvelle guerre de Syrie, la seconde, la vraie. Celle qui oppose Israël et l’Iran.
Tout ce qui s’est passé avant ressemblera à une répétition.
En Syrie, le monde change de trottoir.
Le Conseil de sécurité est au bout du fil et un camion fou déboule dans la rue.

Vincent Hervouet

Source europe1

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1 COMMENTAIRE

  1. Bien dit ! ! On ne « punit » pas un Etat. C’est grotesque. « La guerre n’est que la continuation de la politique par d’autres moyens ». Or, le projet politique n’existe pas. Dès lors, on s’abstient.

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