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Le gel, par Washington, de l’essentiel de sa contribution à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a entraîné la plus grave crise financière de l’histoire de cette organisation onusienne créée en 1949. Son commissaire général, le Suisse Pierre Krähenbühl, lance un cri d’alarme à la veille d’une réunion avec 90 pays, à Rome, jeudi 15 mars, destinée à trouver des fonds pour permettre à l’agence de poursuivre sa mission.

L’UNRWA est-il menacé par une décision américaine la privant d’un quart de son budget ?

Il faut distinguer les choses. Le mandat donné par l’Assemblée générale de l’ONU, en 1949, est fortement protégé, et l’UNRWA en tant que tel n’est pas en péril. Ce mandat a été renouvelé la dernière fois en 2016, voté par 167 pays. C’est une reconnaissance politique évidente de notre rôle. Mais le défi est très sérieux sur le plan du financement. Nous dépensons entre 1,2 et 1,3 milliard de dollars [970 millions à 1,05 milliard d’euros] par an pour l’ensemble de nos activités d’enseignement, de santé, d’aides d’urgence. Il manquait déjà, en début d’année, 146 millions de dollars pour boucler le budget, et à cela s’ajoutent maintenant les 300 millions coupés par les Etats-Unis [qui ne verseront que 60 millions]. Cela met à risque toute une partie des services de base que nous assurons, et notamment les aides pour Gaza, mais aussi celles que nous fournissons aux Palestiniens en Syrie. Grâce au soutien de l’ONU et en demandant à nos contributeurs d’avancer leurs versements, nous arriverons à tenir jusqu’à mai.

Qu’attendez-vous de la réunion de Rome ?

Chacun des pays représentés à cette conférence lancée par la Suède, la Jordanie et l’Egypte va venir avec ses propres perspectives. Certains nous apporteront un soutien politique, et d’autres, j’espère, des annonces fermes d’engagements financiers additionnels. Le…

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