La source de cet article se trouve sur ce site

Une quinzaine de ministres de la Défense de la coalition internationale antidjihadiste en Syrie débattent ce mardi à Rome de la suite à donner à leur action commune, et notamment du sort des combattants du groupe Etat islamique (EI) détenus en Syrie.

La réunion a débuté peu avant 10H GMT, a indiqué le ministère italien de la Défense.

Reprendre une activité normale

« Nous allons parler de l’avenir« , a souligné le ministre américain de la Défense, Jim Mattis. Il a notamment évoqué la nécessité de relancer les services publics des zones de l’est de la Syrie dont l’EI a été chassé pour que l’activité puisse reprendre.

Les Etats-Unis craignent que l’EI reprenne pied dans ces zones si la population ne retrouve pas rapidement une vie quotidienne proche de la normale.

Que faire des étrangers qui rejoint l’EI ?

Mais c’est la question épineuse du sort des étrangers ayant rejoint les rangs de l’EI, comme les deux djihadistes britanniques capturés en janvier par les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui devrait être au centre des débats, a indiqué une responsable du Pentagone, Kathy Wheelbarger.

Les Etats-Unis, qui ont déjà du mal à juger les prisonniers détenus depuis des années sur la base de Guantanamo, ne veulent pas se charger de juger Alexanda Amon Kotey et El Shafee el-Sheikh.

« Nous travaillons avec la coalition sur la question des combattants étrangers détenus et nous nous attendons à ce que ces détenus rentrent dans leur pays d’origine qui devra en disposer« , a précisé Wheelbarger, chargée de la Sécurité internationale au ministère américain de la Défense.

Indésirés sur tous sols

Or Londres ne souhaite pas que ces deux prisonniers, accusés d’être responsables de la détention et de la décapitation d’environ une vingtaine d’otages, notamment des Occidentaux parmi lesquels le journaliste américain James Foley, décapité en 2012, reviennent sur le sol britannique.

Par ailleurs, les Etats-Unis ne veulent pas que les prisonniers restent en Syrie où la situation n’est pas assez stable pour garantir que ces djihadistes ne puissent reprendre les armes et où les centres de détention des FDS risquent d’être débordés.

La coalition arabo-kurde alliée des Etats-Unis se retrouve submergée par des milliers de djihadistes faits prisonniers au gré des victoires militaires de la coalition.

Outre cette question sensible, les débats devraient porter sur la poursuite des combats dans la vallée de l’Euphrate où les derniers djihadistes se sont réfugiés, et sur l’opération militaire turque dans l’enclave frontalière d’Afrine contre les Unités de protection du peuple kurde (YPG), la composante kurde des FDS.

Bombardements du régime syrien sur la Ghouta orientale, le 12 février

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l’actualité.

OK

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment vos données de commentaires sont traitées.