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Les services médicaux de la bande de Gaza avaient recensé l’arrivée de plus de 520 blessés vendredi à 17 heures locales (14h00 GMT), que ce soient par tirs à balles réelles de l’armée israélienne ou tirs de gaz, dont une substance de couleur verte, inconnue à ce jour, et apparemment très toxique.

Le Directeur de l’hôpital Shifa, le Dr Abbas Mehdat, avec lequel nous correspondons en direct, ajoute que le positionnement, avec coordonnées GPS précises, des différents dispensaires d’urgence installés en retrait de la manifestation désarmée de plusieurs dizaines de milliers de civils avait été signalé bien en avance au Comité International de la Croix-Rouge (CICR), pour répercussion à l’armée d’occupation.


Eh bien, la soldatesque a « visé juste » : les postes de soins installés en rase campagne, bien en retrait de la manifestation, des ont été copieusement arrosés de gaz dès la fin de la matinée.


A 16h00 locales, le ministère de la santé ne recensait heureusement aucun décès pour la journée, mais un total de 363 blessés, dont 256 pris en charge dans les postes de soins et 107 dans les hôpitaux où toutes les interventions programmées avaient été par avance reportées, de façon à pouvoir faire face aux situations les plus urgentes.


Sur les 107 patients hospitalisés, dont plus de 20 enfants, 59 avaient été blessés par balles réelles, 5 autres par balles réelles recouvertes de caoutchouc, 24 par intoxication aux gaz, 7 par éclats de munitions, et 12 pour d’autres causes. La condition de 8 de ces blessés était qualifiée de « sérieuse » et celle de 58 autres de « modérée ».


Les équipes de soins comptent dans leurs rangs 1 blessé par balle et 13 par intoxication aux gaz.

Le chirurgien Christophe Oberlin, arrivé dimanche dans la bande de Gaza dans une équipe française de 5 soignants, nous indiquait un peu plus tôt dans la journée que ces professionnels avaient pu traiter une vingtaine de blessés des manifestations précédentes depuis le début de leur mission.

« Nous avons principalement traité des patients touchés par balles. Et il faut savoir qu’une opération de ce type peut prendre facilement 4 heures. C’est pourquoi, avant même la manifestation qui va commencer tout à l’heure, nous avons déjà beaucoup de patients en attente », nous déclarait-il.

Plusieurs des photos illustrant le présent article nous ont été adressées par les médecins français sur place, tandis que les autres proviennent d’agences de presse.


Les besoins médicaux et sanitaires des 2 millions d’habitants du camp de concentration de Gaza sont colossaux.

C’est pourquoi CAPJPO-EuroPalestine poursuit sa campagne de collecte de fonds

Nous appelons donc toutes celles et tous ceux qui le peuvent à apporter leur soutien financier aux hôpitaux publics de la bande de Gaza, dont l’hôpital Shifa :

  • par chèque à l’ordre de CAPJPO-EuroPalestine (mention « Gaza » au dos) à envoyer à CAPJPO-EuroPalestine, Boite 37. 16bis rue d’Odessa, 75014 – Paris
  • à nos militants lors des rassemblements, tables d’information, etc.
  • Et aussi, via une nouvelle opération de don en ligne : https://www.cotizup.com/gaza-massacre-sous-nos-yeux–

Merci d’avance !

CAPJPO-EuroPalestine

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