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Que représente Noël, aujourd’hui ? Les cadeaux.

Pâques ? Les vacances.

La fête des Rois ? Une fève.

La Toussaint ? Un jour férié.

Qui a dit « Aimez-vous les uns les autres ! » ? Ségolène Royal en 2007.

L’idée, quand on a deux manteaux, d’en donner un a celui qui n’en a pas s’appelle aujourd’hui la régulation des inégalités par la redistribution des richesses.

Le mariage, autrefois alliance fondamentale entre un homme et une femme pour la constitution d’un foyer, est aujourd’hui étendu « à tous ».

Je vais avoir ici un discours communément appelé « de vieux réactionnaire » chrétien et j’invite donc les progressistes qui ne supportent pas qu’on ne soit pas de leur avis à passer leur chemin. On s’évitera des discussions interminables et irréconciliables. Quant à mes lecteurs juifs qui craignent un prosélytisme affiché de ma part, je ne vous contrains pas non plus à lire cette diatribe donc si vous le faites, ne me reprochez pas de m’exprimer comme chrétien!

Au fond, le mariage gay n’est qu’un symptôme parmi d’autres d’une tendance très horripilante des sociétés occidentales modernes qui montrent, chaque jour que Dieu (oh pardon, c’est un gros mot pour beaucoup !) fait, que nos concitoyens sont décidément très attachés à la forme et absolument pas au fond. Toute notre société est articulée sur des principes et même un calendrier de tradition chrétienne mais le mot même de chrétien est devenu tellement anathème que l’inscrire dans le projet de constitution européenne est proscrit. On parle pourtant seulement de tradition chrétienne, le christianisme réel, ça fait déjà des lustres qu’il est totalement « has-been », décrédibilisé et démoli par les fatwas incessantes des intellectuels, des média et de tout ceux qui veulent paraître plus malin que le bas peuple qui a besoin de son opium.

On ne veut plus de cette bâtisse « chrétienne » que l’on ne cesse pas de raser puisque jugée insalubre par les « sages » de notre temps mais par contre, on conserverait bien à leur place les rideaux, les tableaux, les meubles et les tapis qui ornaient la bâtisse et à qui on trouve tout de même beaucoup d’avantages !

On veut donc bien garder les fêtes chrétiennes et le calendrier chrétien ! Ca fait « vieille France » folklorique et ça permet surtout d’avoir des jours fériés, que l’on couple à quelques RTT en retard pour se faire de grands week-ends. Ca permet aussi de fixer un calendrier scolaire et c’est pratique parce que si on devait se mettre à réorganiser toute l’année scolaire et les vacances sur d’autres critères, le Mammouth indégrossissable se fossiliserait immédiatement en mode gréviste. Et puis, il faudrait trouver une autre façon sympatoche de terminer la météo sur TF1 qu’en disant « Demain, nous fêterons les « Machin » (parce que c’est la Saint-Machin!)

On veut bien garder Noël ! C’est quand même sympa un fête qui dure un mois, qui remplit les poches des marchands du temple (oh pardon, encore une référence biblique! Vade Retro! Ah merde, ça aussi!, où tout le monde fait semblant de s’aimer dans le meilleur des mondes et ou on a une excuse valable pour faire quantité d’excès de foie-gras, de chocolat et d’alcool. On prolonge ça un peu avec la Saint-Sylvestre et la galette des Rois. On bouffe, on fait semblant que tout va bien, on boit et on rigole. C’est sympa, Noël et Saint-Sylvestre, il est carrément fendard !

On veut bien garder les églises chrétiennes ! Ça fait vieille pierre du Moyen-Age et c’est tendance. Ça permet surtout de donner aux mariages, enterrement et baptêmes un côté folkloriquement solennel, ça contrait tout le monde à mettre un costume ou un chapeau extravagant et ça fait beau sur les photos, sur lesquelles on va pleurer avec émotion jusqu’au prochain divorce. Et puis le prêtre, avec sa grande toge blanche, ça fait bien, tant qu’il ne s’approche pas trop des petits garçons, on ne sait jamais…

On veut bien garder la solidarité ! Autrefois, on l’appelait la charité chrétienne mais ça fait trop moralisateur et pas du tout laïc. Et surtout, c’est pénible ! On a déjà du mal à s’occuper de soi et de sa famille, de ses vacances et de sa prochaine visite chez Ikea sans avoir à s’occuper soi-même des pauvres qu’on appelle maintenant des SDF ou «les précaires », des vieux, des handicapés, des idiots du village qu’on appelle maintenant des « Autistes d’Asperger », et j’en passe. Donc on appelle ça la solidarité et on confie ça, par un vote très courageux et altruiste, à une bande de politiciens qui sont d’un esprit à peu près aussi charitables envers leurs administrés que les Mongols devant Bagdad. Comme ça, on a la bonne conscience de pouvoir se dire solidaire tout en en ayant que dalle à foutre de la précarité !

On veut bien garder le mariage ! On adore le côté sacré de l’amour et même si on se laisse bien ouverte la possibilité de divorcer, on aime se jurer que c’est pour la vie, jusqu’à ce que la mort nous sépare, que c’est l’homme/femme de ma vie, ou juste la troisième après les deux précédentes. La cérémonie grandiose, la grande robe blanche symbole d’une pureté aussi obsolète que l’Eglise dans laquelle on va faire un simulacre de cérémonie, avec force larmes et émotions, après avoir demandé au prêtre de faire jouer une chanson de Céline Dion, puis «Aimer, c’est ce qu’il y a de plus beau» de la comédie musicale « Roméo et Juliette ». Et puis faudrait le dépoussiérer un peu, ce mariage ! On est modernes, aujourd’hui, tous ceux qui s’aiment ont le droit de se marier et il y en a assez de cette pseudo morale chrétienne hypocrite, patriarcale et méprisante !

Bref, on veut bien garder le décorum mais surtout pas le fond.

Eh bien, il se trouve que je suis plus progressiste qu’on peut le croire et plus audacieux même que ceux qui se prennent pour de grands rebelles à l’ordre établi en piétinant une foi chrétienne battue en brèche.

Ayons le courage de notre évolution, cessons l’hypocrisie et les faux-semblants. Apprenons à marcher sans nos béquilles et tentons, avec les risques que cela comporte de réécrire une société nouvelle, sans aucun fondement judéo-chrétien ni aucun jour férié de l’Assomption. Réécrivons le calendrier, réinventons les rythmes scolaires et de travail, réécrivons nos lois et notre Droit en écartant courageusement toute influence biblique si infime soit-elle.

Le « tu ne mentiras point » qui donne mauvaise conscience à tous ceux qui ont transgressé le « tu ne tueras point » ou le « tu ne commettras pas adultère », poubelle. Rien que la notion d’adultère et de tromper son conjoint, c’est éminemment judéo-chrétien comme conception donc il va falloir trouver une autre façon de faire culpabiliser les fautifs. Mais on s’en fout puisque si on abolit toute référence judéo-chrétienne, il n’y a même plus d’idée de faute !

Abolissons le mariage qui a toujours été une institution religieuse ou superstitieuse et ce, même avant la Bible. Et par là même, faisons face à la polygamie, qui n’est interdite que parce que le mariage chrétien ne saurait se faire qu’entre un seul homme et une seule femme. Même la Torah juive autorise la polygamie, sans parler de l’Islam !

(Soit dit en passant, on pourra en profiter pour abolir cette connerie abyssale qu’est le « baptême républicain », une débilité bien réelle instaurée pour flatter les couillons qui se disent athées mais qui n’ont pas assez de cerveau pour aller au bout de leurs convictions!)

Réécrivons ! Réécrivons tout, comme ont voulu le faire tous les régimes totalitaires et liberticides, de la Terreur Révolutionnaire française au Nazisme, en passant par le Marxisme, avec le déséquilibre profond que cela a généré dans les sociétés qui en ont été victimes et qui sont devenus folles.

Pensez-vous que je crains de vivre dans un monde sans christianisme ? Non, pas du tout.

Pourquoi ? Parce que je sais qui j’ai cru. La civilisation et les traditions chrétiennes ne m’intéressent que mollement. Ce qui m’intéresse, c’est une personne, Jésus Christ.

Et si vous me pardonnez cette diatribe horriblement biblique, rendons à César ce qui est à César et rendons enfin à Dieu ce qui est à Dieu. Rendons au message du Christ sa simplicité, sa beauté, son originalité et sa vivacité, enfin élagué de toutes les scories politiques, sociales et humaines dont on l’a affublé pour asservir les hommes à un pouvoir théocratique. Débarrassons le message de Jésus de ces insupportables traditions séculaires vides de sens que tant d’imbéciles suivent par habitude et sans réflexion. Remettons Jésus là ou il a toujours voulu être, c’est-à-dire dans le cœur des hommes et pas dans un Code Civil que tout le monde cherche à dénaturer et à contourner, ou dans un folklore dont on a perdu tout sens et toute foi mais qu’on veut garder par nationalisme! Le message de Yeshua n’a aucun besoin d’une civilisation chrétienne et de traditions superstitieuses éculées pour être vivant, au contraire.

Bref, allez, déchristianisons ! Redevenons complètement païens!

Tenez, les prochains mois, il y aura tour à tour la Saint Nicolas, Noël, la Saint-Sylvestre, l’Épiphanie et la Chandeleur avec leurs excès qui vont bien. On commence par là, en allant tous bosser normalement et sans s’apporter des chocolats, des cadeaux et des crêpes en faisant semblant de s’aimer dans le meilleur des mondes?

Ca va vous piquer plus que moi!

Pug

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