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par Karine Dana

Karine Dana Naturopathe
Karine Dana Artiste

Jamais de répit, jamais.

L’histoire sans fin de notre peuple continue. Pourtant, depuis 70 ans, nous espérons, à chaque guerre, qu’elle sera la dernière et, à chaque mort, qu’il sera le dernier.

La paix ?  Quel mot abstrait, quelle utopie étrange. Avec qui ?

D’ailleurs, qu’est-ce que la paix ? Devenir amis ? Éteindre la haine qui s’abat sur nous n’est pas en notre pouvoir. Être ami est une décision réciproque, on ne devient pas ami par la force ou par manœuvre. Il ne faut pas s’attarder sur ce mot « paix », il semble que son sens soit complètement usé et vidé. Selon le dictionnaire, la paix est « un rapport entre personnes qui ne sont pas en conflit ». L’absence de conflit ? On se contenterait de l’absence de conflit armé, l’absence de violence et de meurtres, et nous serions comblés.

Mais rien n’y fait, les roquettes reviennent de façon cyclique. Les morts aussi. Les attentats aussi. Les jeunes soldats, nos enfants, sont tués.

Les différents gouvernements israéliens ont essayé un certain nombre de stratégies, mais le cycle infernal et sans fin des morts et des guerres ne cesse point.

Il y a dans le sud des mères, des pères, des vieillards, des malades, des bébés, des femmes enceintes, des enfants, des adolescents, des grands-parents, des chiens, des chats, des handicapés, des hommes, des femmes et j’ai sûrement dû en oublier….

Ils ont tous été forcés d’interrompre leur quotidien, leur travail et leur vie pour la mettre en « stand by ».

Mes pensées se tournent vers les enfants.

Le bruit fort et intense des alertes, les bruits assourdissant des roquettes qui explosent, les cris des personnes en panique, les larmes et les sanglots de la peur, la fatigue, la colère. Ces enfants qui lisent la tristesse dans le regard des autres enfants et dans les yeux de leurs parents qui, d’une voix douce, d’une voix ferme, d’une voix se voulant désespérément rassurante et protectrice qui les enveloppe, car ils ont besoin d’un abri de tendresse et non de béton. Cette voix impuissante mais aimante, cette voix responsable mais désespérée, cette voix qu’ils suivraient jusqu’au bout du monde, elle est la seule voix qui rassure. Cette voix de mère qui voudrait pouvoir donner une échéance, et s’entendre dire « c’est bientôt fini » mais ne peut pas et ne veut pas mentir. Toutes les pensées qui passent dans l’esprit de tous ces adultes, sont si fortes que les enfants les perçoivent, les ressentent et presque les entendent. La peur, l’angoisse, les respirations anarchiques, les soupirs. Les souvenirs noirs, les pensées sombres et pessimistes, les enfants les absorbent.

Ces roquettes ne sont pas seulement des roquettes qui explosent et qui font peur, ces roquettes confisquent en masse leur enfance à ces petits israéliens qui supportent déjà sur leur petites épaules l’héritage de décennies et de siècles de tragédies et de souffrance.

Leurs blessures sont les nôtres. Leurs angoisses et leurs larmes sont les nôtres.

Mais pourquoi tout ceci est encore possible ? Pourquoi tout ceci est encore toléré ? Une seule roquette lancée sur la population civile devrait être une raison suffisante pour une riposte aussi ferme qu’efficace. Comment en est on arrivé là ? Comment est-ce possible qu’Israël dont on vante les exploits militaires et la force de son armée puisse laisser vivre un tel enfer à sa population civile ?

Toutes les stratégies ont été tentées alors tentons à présent autre chose. Ne pensons qu’au bien de la population civile. Épargnons les. Rendons à ces enfants leur enfance. Ignorons les critiques qui seront présentes quoi que nous fassions, Épargnions nos soldats, si jeunes et qui nous sont si précieux.

Brisons ce cercle infernal, brisons ce rythme des guerres chroniques, sortons de la trajectoire, allons à contre-courant. En libérant les Israéliens, nous libérerons aussi les palestiniens du Hamas et ce sera une victoire dont nous serons fiers.

Personne n’a le droit de demander à Israël de la modération. Le monde entier avec ses critiques tournées vers Israël pose un regard d’hypocrisie. Si ce regard était sincère et plein de la compassion, si tous ces gouvernements qui s’intéressent tant aux faits et gestes d’Israël étaient bienveillants, ils ne demanderaient pas aux victimes de ménager l’ennemi, de se soumettre aux manipulations et de se plier à la dictature de la terreur.

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