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J’ai hésité à entreprendre d’écrire ce qui va suivre. Ma famille est mes proches vont beaucoup s’inquiéter des significations qu’il percevront dans ce texte et le « secret » de Pug sera définitivement éventé. Mais j’ai décidé de poursuivre ma vie sans masque et d’être le plus transparent possible de façon à ne tromper jamais personne.
Certains l’auraient perçu d’eux-mêmes avec un certain effroi dans le texte qui va suivre, le « secret » de Pug est qu’il est atteint d’une dépression lourde qui a déjà failli lui coûter la vie. Des ennemis se serviront très certainement de sa maladie contre lui mais qu’importe. Selon les mots de Cyrano, on n’abdique pas l’honneur d’être une cible. Fin de l’introduction, place au texte que l’on pourra qualifier de lettre de mission laissée par Pug à l’équipe qui reprend son flambeau.

Je ne sais pas précisément ce qui s’est passé ni comment, dans les instants qui ont précédé et je ne veux pas le savoir réellement. Mais je sais ce qui s’est passé les derniers dixièmes de seconde. Il tenait fermement sa queue de cheval blonde. Elle était terrifié, à un niveau qu’on ne pourra jamais comprendre. Elle hurlait, sans doute, à s’en casser les cordes vocales et jusqu’au bout de ses poumons. Il lui a appuyé le Colt .45 sur la tête. L’orifice du canon, déjà brûlant des tirs précédents, lui a sans doute brûlé le cheveux et la peau mais elle ne l’a pas senti. La douleur de ses cheveux tirés et la douleur mentale d’une telle terreur panique ont couvert le reste. Il a appuyé sur la queue de détente, qui a actionné la gâchette. Le chien ainsi libéré est venu se rabattre d’un coup sec sur la tige du percuteur dont la pointe est allé frapper l’amorce de la cartouche. La poudre, dans l’étui, s’est enflammée à une haute vitesse et à une haute pression, provoquant une détonation qui a propulsé la balle hors de l’étui, à la vitesse du son, à travers le canon. Précédé d’une haute surpression d’air, la balle est entrée dans son crâne, brisant la boite crânienne, traversant son cerveau et emportant tout sur son passage, jusqu’à ressortir de l’autre côté en laissant un trou béant. Je veux croire, ou espérer, qu’elle n’a rien senti et que son système nerveux s’est immédiatement éteint sur le choc, ne transmettant aucune information. Son petit corps s’est immédiatement affaissé, la vie étant partie aussitôt, avant même qu’il ne lâche ses cheveux et ne laisse son corps s’effondrer sur le sol. Tout mon récit n’a duré en réalité que beaucoup moins d’une seconde.

Myriam Monsonego est morte.

Elle avait huit ans. Elle avait le visage d’un ange, ses cheveux étaient comme un filon d’or, rien ne pouvait rendre la grâce de son sourire, sa beauté n’avait pas d’égale. Elle était une écolière de Toulouse, parmi des milliers d’autres. Elle était la dernière, espiègle et riante, d’une famille de 5 enfants. Elle était une fille d’Israël. Elle était Juive.

Myriam Monsonego est morte, le 19 Mars 2012 vers 8h du matin, dans l’école dont son Papa Jacob était le directeur. Que le nom de son tueur soit effacé de la mémoire des hommes.

Myriam est morte. Et c’est ma faute.

C’est ma faute parce que je n’étais pas là et que je n’ai pas mis mon corps entre cette arme et Myriam. Parce que cette balle qui lui a déchiré la tête aurait du déchirer mon coeur et mes poumons en laissant à Myriam le temps de s’enfuir. Myriam est morte parce que j’aurais du mourir à sa place et que je n’étais pas là.

J’étais un officier de réserve de l’Armée de l’air française et vous pouvez hurler à l’irrationalité de ce que vous venez de lire, vous ne m’enlèverez jamais la culpabilité d’être encore en vie quand elle est morte, alors que j’avais pris l’engagement de servir la République et défendre les français avec honneur et fidélité. Sa mort est l’échec le plus cuisant de ma raison d’être un citoyen-soldat de la République. Il est bien naturel qu’aujourd’hui, l’Armée de l’air ne veuille plus de moi, après un tel échec de ma mission fondamentale.

Myriam est morte et c’est ma faute.

C’est ma faute parce son tueur, au nom maudit, l’a tuée pour venger les enfants palestiniens tuer par Israël, comme il l’a dit au Raid. Il l’a tuée, aussi et tout simplement, parce qu’elle était juive. Il l’a tuée pour un mensonge et il l’a tuée pour une haine irraisonnée. Il l’a tuée pour un mensonge fomenté par des activistes palestiniens et pro-palestiniens d’inspiration nazie soutenus par les soviétiques, un mensonge relayé par des élites intellectuelles, des dirigeants politiques, des légions de journalistes et de lobbyistes nationaux et internationaux. Il l’a tuée pour une haine plus de deux fois millénaire relayée par tous et partout pendant des siècles, rarement et timidement combattue par quelques illuminés. C’est ma faute parce que je savais que c’était un mensonge et que je ne disais rien, ou si peu. C’est ma faute parce que je connaissais cette haine et que je ne la combattais pas, ou si peu. C’est ma faute parce que j’ai mis encore plus de deux ans après sa mort pour participer à la fondation des CGQDI et que pendant les 38 premières années de ma vie, je n’ai rien fait, ou si peu, pour combattre le mensonge, pour rétablir la vérité et pour m’opposer à la haine, quoiqu’il m’en coûte.

Myriam est morte parce que je ne suis pas mort à sa place, après l’avoir laissée être la cible de mensonges, parfois d’Etat, et de haine, souvent d’Etat. Elle est morte parce que je n’ai rien fait. Et même après sa mort, j’ai encore pris mon temps pour réagir, puis je me suis gargarisé de mon propre talent d’écriture, m’amusant de mon « succès » sur la page CGQDI et paradant comme un coq, vous savez ce volatile qui chante les pieds dans la merde, en acceptant l’invitation du KKL en Israël.

Myriam est morte parce que je n’ai rien fait et certains, ici même sur cette page, me qualifient de « Juste » et espèrent me filer une médaille alors que Myriam a été assassinée sous mes yeux de citoyen aveugle et d’homme insensible, malgré ce que je savais être des mensonges assourdissants et une haine inacceptable.

1673394_3_70ea_le-cercueil-de-myriam-monsonego-8-ans-tuee_689e21226481d40233299bcec670fec2Myriam Monsonego est morte et c’est à elle que je dédie l’ensemble de mes textes, articles et actions dans les « Goys qui défendent Israël » depuis leurs débuts et dans mes textes personnels des mois qui ont précédé.

Les CGQDI, actifs sur la page ou lecteurs qui la soutiennent, nous sommes des non-juives et des non-juifs qui voulons mettre un terme aux mensonges et faire obstacle à la haine. Nous sommes cruellement en retard, parce que nous avons tous et chacun attendu que quelqu’un le fasse pour nous. Nous avons attendu, en vain, que quelqu’un s’oppose au tueur de Myriam en lui montrant qu’il se trompait. Personne ne l’a fait. Et si personne ne l’a fait, c’était à moi de le faire puisque je connaissais ces mensonges et cette haine. Je ne l’ai pas fait. Aujourd’hui, comme personne d’autre ne le fait, nous avons choisi et décidé de le faire et j’espère, au minimum, avec Roys, Buffalo et Jeep, avoir montré la voie.

Le mensonge meurtrier ne doit plus rester sans réponse. La haine assassine ne doit plus rester sans opposition. Les Goys, auteurs comme lecteurs sur cette page, voilà votre mission.

Oui, il y a un risque. Mais le plus élevé du risque n’est autre que ce qu’a vécu Myriam Monsonego, dans la dernière seconde de sa vie. Si vous refusez d’accepter que le sort de Myriam puisse être le votre, vous n’avez pas votre place ici, parce que combattre le mensonge et affronter la haine nécessite aujourd’hui un courage qui doit aller jusque là.

Je n’arrêterais jamais ce combat, malgré ma retraite de cette page. Je n’arrêterais jamais, tant que Dieu me prêtera vie, parce que Myriam Monsonego, 8 ans, est morte et que c’est ma faute.

Pug

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