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Primé à la COP25, le projet basé sur l’énergie dite houlomotrice produit de l’électricité propre et à prix compétitif. La houle se casse sur la digue. Des sortes de barques bleues solidement accrochées suivent le mouvement des flots, qui gonflent puis se retirent. Ce sont des flotteurs, dont les hauts et les bas créent de l’électricité. Plus écolo que d’extraire du charbon émetteur de CO2.

Le projet Eco Wave Power, porté par une compagnie suédoise installée en Israël, vient d’être primé par les Nations unies.
Sa technologie fait partie du gratin des solutions innovantes pour le climat récompensées à la COP25, dans la catégorie dédiée aux actions portées par des femmes.
La cofondatrice Inna Braverman est aussi encensée par le magazine Wired, qui la place sur sa liste des «femmes qui changent le monde».

Arrimé à la côte

Utiliser la force des vagues pour produire de l’énergie n’est pas une idée nouvelle.
Le Conseil mondial de l’énergie estime que le houlomoteur pourrait fournir deux fois la quantité d’énergie actuellement produite sur la planète. Le hic : c’est pour le moment hors de prix.
Les bouées sont souvent installées en mer, ce qui complique l’acheminement de l’énergie jusqu’au rivage et demande de dérouler des kilomètres de câbles dans les fonds marins.
Avec le projet Eco Wave Power, tout est arrimé à la côte, sur des digues déjà construites, à l’interface de la terre et de l’eau. Plus facile de se raccorder au réseau d’électricité à proximité, et donc plus économique.
A Gibraltar, le projet pilote, déployé en 2016, est un succès.
Dix flotteurs ont été fixés à une ancienne digue de stockage de munitions datant de la Seconde Guerre mondiale.
«Les organisations locales de défense de l’environnement ont soutenu ce projet dont l’impact sur la vie marine est minimal grâce à un système de flottaison qui n’entre pas en contact avec le fond marin.
En outre, Eco Wave utilise un fluide hydraulique biodégradable qui ne génère aucune pollution», précise le site de la Commission européenne, qui soutient financièrement le projet.
L’objectif est désormais de fournir 15% des besoins en électricité du territoire britannique d’outre-mer à un tarif compétitif (45 euros le mégawattheure).

Ajouter du solaire

L’entreprise va bientôt installer dix flotteurs dans le port de Jaffa, en Israël, à l’occasion de l’agrandissement de l’infrastructure. Ils occuperont 30 mètres le long d’un brise-lames déjà existant.
Un partenariat a été passé avec EDF et Siemens. Et ça ne s’arrête pas là. Eco Wave Power est en train de tester un système combiné d’énergies renouvelables.
A terme, la surface des flotteurs devrait être recouverte de panneaux solaires. L’énergie produite est dirigée vers la même centrale de conversion que pour le houlomoteur, ce qui permet d’augmenter la production d’électricité de 3 à 10% sans engendrer de gros frais supplémentaires.

Margaux Lacroux

Source Liberation

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