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Quelques jours après avoir clos son très long chapitre judiciaire (il a été condamné à payer cinq millions de dollars d’indemnisation à un ancien sponsor), Lance Armstrong poursuit son travail de sape pour revenir petit à petit dans le monde du cyclisme qu’il l’a mis au ban depuis son implication dans un vaste scandale de dopage.

Dimanche, via Stages, son émission podcast qui lui permet de parler du vélo de et l’actualité du cyclisme de haut niveau, le Texan a annoncé qu’il serait présent sur le Giro au début du mois de mai en tant qu’observateur libre afin de couvrir l’épreuve (4-27 mai). Les trois premières étapes de l’édition 2018 se dérouleront en Israël. «On m’a demandé si j’allais couvrir le Giro et j’ai répondu: “nous irons en Israël pour relater le Giro”», a annoncé l’Américain qui avait pourtant fait savoir qu’il n’avait pas l’intention de venir sur un grand tour. «Avoir la chance d’aller en Israël pour couvrir un événement iconique comme le Giro, c’est fou», a justifié l’ancien champion.

Persona non grata sur les courses professionnelles depuis la destitution de ses sept titres (1999-2005) au Tour de France, Lance Armstrong manœuvre habilement pour se faire de nouveau accepter par le milieu. Il a récemment été convié sur le Tour de Flandres en tant qu’invité d’honneur deux jours avant l’épreuve, notamment pour prendre la parole à l’occasion d’un événement réservé aux entreprises. «Il est le bienvenu», avait déclaré le directeur de la course belge, Wouter Vandenhaute qui s’était justifié: «J’ai toujours pensé qu’on avait surtout voulu lui faire payer son arrogance.»

La présence de l’ex-«Boss» du peloton avait provoqué une polémique. Armstrong avait finalement renoncé à venir en Europe, prétextant «un problème familial». «Comme vous pouvez le comprendre, ma famille passe en premier et je dois rester à la maison à cette période», avait-il expliqué sur sa page Facebook.

Le Tour de France refuse toujours la présence de Lance Armstrong sur l’épreuve. «C’est quelque chose que je ne comprends pas. La reconquête de l’image est aussi importante aujourd’hui qu’il y a dix ans. Je ne comprends pas», a récemment glissé au Figaro Christian Prudhomme, le patron du Tour de France, au moment d’évoquer la campagne de communication de l’Américain. Ce positionnement agace l’intéressé qui estime aujourd’hui avoir assé payé pour ses erreurs.

En 2017, il avait d’ailleurs réagi à la non-invitation de Jan Ullrich, vainqueur du Tour de France 1997 alors que l’épreuve passait par Düsseldorf (l’Allemand avait admis avoir eu recours à l’EPO durant sa carrière). «Dérouler le tapis rouge à des gars comme Jalabert, Virenque et Hinault (et beaucoup d’autres) et ne pas inviter Jan? Pff, Fuck ASO!», s’était emporté l’Américain sur son compte Twitter.

Source :Le Figaro

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