La source de cet article se trouve sur ce site

Le lanceur italien Vega a connu son premier échec après quatorze lancements réussis (Israël n’a pas commenté cet échec). Environ deux minutes après le décollage du lanceur, peu après l’allumage du deuxième étage (Zefiro 23), une anomalie majeure est apparue sur le lanceur, « entraînant la fin prématurée de la mission », a expliqué Arianespace dans un communiqué publié jeudi. Les analyses de données sont en cours pour préciser les raisons de cet échec. Une commission d’enquête indépendante sera mise en place dans les heures qui viennent, a précisé la société européenne de services de lancements. Il s’agissait du sixième lancement de l’année pour Arianespace.

La retransmission vidéo du lancement a montré qu’après deux minutes, la trajectoire a commencé à dévier de la normale, puis s’est nettement « dégradée », selon le terme d’Arianespace. Le lancement avait été reporté à deux reprises en raison de vents d’altitude au-dessus du Centre spatial guyanais (CSG). Initialement prévu dans la nuit de vendredi à samedi à Kourou, il avait été reprogrammé une première fois à cause du vent puis à nouveau dimanche pour les mêmes raisons. Cet échec intervient dans un moment très difficile pour la filière lanceur européenne, très durement concurrencée par les nouveaux lanceurs réutilisables notamment américains et par d’éventuels nouveaux entrants.

« Cet échec de Vega nous rappelle une fois encore que nous faisons un métier difficile, où la frontière entre le succès et l’échec est extrêmement ténue. Il est d’autant plus inattendu qu’il intervient après 14 succès qui avaient démontré la maturité de ce système de lancement. Nos équipes vont immédiatement se remettre au travail pour analyser, comprendre et corriger les causes de cette défaillance afin que nous puissions repartir en vol dans les meilleurs délais », a expliqué dans un communiqué publié jeudi, le président du CNES, Jean-Yves Le Gall

Le satellite espion émirati FalconEye 1 perdu

Le lanceur Vega devait mettre en orbite un satellite espion FalconEye1 pour le compte des Émirats arabes unis. FalconEye est un programme d’observation de la Terre par satellite optique à très haute performance au profit des Forces Armées des Émirats arabes unis (UAEAF). Le système FalconEye repose sur deux satellites identiques, FalconEye1 et FalconEye2, placés sur une orbite héliosynchrone (SSO). Chaque satellite est équipé d’une charge utile d’observation de la Terre dotée de capacités optiques à très haute résolution. Il est complété par un système sol dédié à la surveillance, à la réception et au traitement des images.

La mission de FalconEye 1 était double : « répondre aux besoins des forces armées des Emirats arabes unis et fournir des images au marché commercial », selon Arianespace. Il pesait environ 1.197 kg au décollage et devait être placé en orbite à 611 kilomètres de la Terre. Ce satellite avait été développé par un consortium mené par Airbus Defence and Space en tant que mandataire et Thales Alenia Space (TAS) en co-maîtrise d’œuvre. Airbus, maître d’œuvre industriel, est responsable du design du satellite, de son intégration et des tests associés ainsi que de la fourniture de la plateforme. De con côté, TAS a fourni la charge utile à haute performance comportant l’instrument optique à très haute résolution et le sous-système de transmission des images.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/apres-14-vols-reussis-le-lanceur-europeen-vega-connait-son-premier-echec-823259.html

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here