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Il est 20 h 30, vendredi, quand une Citroën C3 s’engage à vive allure sur le quai de la Marine, à l’Ile Saint-Denis. La circulation est dense et la conductrice dépasse la file de voitures en empruntant la voie de tramway, selon le récit des forces de l’ordre. Elle est stoppée par une patrouille de police.

Mais le contrôle dégénère. Et pour cause, elle n’aurait pas voulu montrer ses papiers d’identité ni descendre du véhicule, indique la police. « Elle a refusé le contrôle et a insulté les policiers, elle a proféré des paroles faisant l’apologie du terrorisme, puis incité les passants à l’émeute », indique dans un tweet la préfecture de police de Paris.

Le ton serait monté rapidement. Selon une source proche du dossier, elle aurait pris à témoin des gens dans la rue « en prétendant qu’elle avait été contrôlée parce qu’elle portait un voile ».

Le chien dangereux s’échappe de la voiture

À bord de la C3, sur la banquette arrière se trouve un pitbull, qui à un moment, réussit à s’échapper de l’habitacle. Il se serait montré menaçant et a été abattu par un tir dans le flanc par les forces de police.

Sur une vidéo tournée par un passant et qui comptabilise plus de 500 000 vues, on assiste effectivement à une interpellation agitée. On entend clairement des hurlements de femme, un homme crie : « Lâchez-la, frère ! Wesh tu fais quoi ? ». Les cris continuent de plus belle puis une détonation retentit.

La vidéo est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux, d’autant plus qu’un commentaire indique, en légende, que l’automobiliste avait été arrêtée parce q u’elle était porteuse d’un jilbab, cette tenue longue tenue couvrante laissant apparaître le visage.

Garde à vue prolongée

La conductrice, âgée de 35 ans, « a été placée en garde à vue pour outrages et rébellion ainsi que des menaces envers une personne dépositaire de l’autorité publique », indique le parquet de Bobigny. En revanche, l’apologie du terrorisme ne figure pas dans les motifs du placement en garde à vue. Ce samedi soir, celle-ci « a été prolongée, le temps d’entendre les témoins de l’interpellation ». La jeune femme n’était jusque-là pas connue de la justice.

leparisien.fr

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