La source de cet article se trouve sur ce site

En 1943, la famille est arrêtée et déportée à Auschwitz. Son épouse et sa fille y meurent. Alfred Nakache est transféré à Buchenwald, dont il sera libéré en 1945. De retour à Toulouse, il reprend la natation et décroche à nouveau un palmarès impressionnant.

On ne peut être qu’admiratif. A chaque fois qu’il retombe, il se relève et bat de nouveaux records. C’est donné aux sportifs de haut-niveau, mais pas à tous les sportifs de haut-niveau (Michel Coloma, directeur sportif des Dauphins du TOEC).

L’as de la brasse papillon

Avec sa technique bien à lui, Alfred Nakache pulvérise les records et écrase la concurrence. 15 titres de champion de France, 9 records de France, 3 records d’Europe, plusieurs records du monde individuels ou en relais… Il a aussi participé à deux olympiades, à 12 ans d’écart : à Berlin en 1933 et à Londres en 1948.

Les Dauphins du TOEC c’était sa deuxième famille (Yvette Benayoun-Nakache, sa nièce).

A Toulouse (où le plus grand bassin de la ville porte son nom), Alfred Nakache trouve dans la natation une forme de résilience après le drame qu’il a vécu en déportation.

En 1946 / © AFPEn 1946 / © AFP

Il a remporté le titre de champion de France du relais 4 x 200 m nage libre sans discontinuer de 1944 à 1952 : pour son dernier titre, il était alors âgé de 37 ans.

Le 9ème Français au hall of fame de la natation mondiale

En devenant, le 18 mai 2019, l’un des pionniers de la natation mondiale à Fort Lauderdale en Floride, le nom d’Alfred Nakache va cotoyer tous ceux qui ont fait progresser ce sport.

Il n’est pourtant que le 9ème Français a entrer ainsi dans ce Panthéon de la natation. Avant lui, un autre nageur toulousain, Alex Jany, a intégré ce cercle restreint.

Mort en nageant

Alfred Nakache s’était retiré aux bords de la Méditerranée. C’est là, chez lui, à Cerbère dans les Pyrénées-Orientales, qu’il est mort, le 4 août 1983, en nageant. Victime d’un malaise en mer, le colosse âgé alors de 67 ans ne pourra être réanimer.

Nakache a été inhumé au cimetière Le Py à Sète, dans l’Hérault. Sur sa pierre tombale, son nom figure près de ceux de sa femme et de sa fille qui ne sont jamais revenues d’Auschwitz.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here